« Nous n’avons même pas de plan B » nous disait dernièrement Bill Syros, président du Marathon Canadien de Ski (de fond) qui se tiendra pour la 46e année les 11-12 février prochains entre Gatineau, Montebello et Lachute. L’épreuve de 160 kilomètres en deux jours se tiendra bien sur la piste originale, celle qui est prévue d’année en année.
Cette décision, de ne pas avoir de plan « B » vient du fait qu’au cours des cinq dernières années le Marathon a du se dérouler trois fois sur une boucle dans la réserve Kenauk au nord de Montebello plutôt que sur la piste originale puisque la neige était insuffisante sur la piste originale. « Certains participants ont commencé à penser que nous voulions favoriser cette formule puisqu’elle est plus simple sur le plan logistique » reprenait Syros, « mais nous voulons démontrer clairement que notre intention est de faire l’épreuve entre Gatineau, Montebello et Lachute, sur la piste traditionnelle du Marathon ».
Environ 2000 skieurs bon an mal an
Crée en 1967 comme projet du centenaire Canadien, l’épreuve inspirée de la vie de coureur des bois de Jackrabbit Johannsen se déroule depuis près de 40 ans entre les villes de Lachute, Montebello et Gatineau dans un sens ou dans l’autre selon les années. Regroupant plus ou moins 2000 participants bon an, mal an il s’agit d’une épreuve d’une très grande complexité puisque les fondeurs skient constamment dans une même direction sans revenir au point de départ. Le parcours est divisé en 10 sections (5 par jour); les participants peuvent toutes les parcourir ou n’en faire qu’une ou deux par jour. Il faut donc un service complexe de navette pour ramener les skieurs en autobus à leur point de départ chaque jour.
Coureurs des bois
Pour plus de 700 participants l’objectif est de parcourir la distance totale soit 80 kilomètres chaque jour. On les appelle « Coureurs des Bois ». Certains couchent même sur la piste à la belle étoile à la mi-parcours le samedi soir à Montebello, comme le faisait le parrain de l’épreuve Jackrabbit Johannsen, décédé d’ailleurs il y a 25 ans ce mois-ci à l’âge de 111 ans. Un hommage spécial lui sera d’ailleurs rendu le vendredi 10 février au Château Montebello.
Ce sont d’ailleurs les Coureurs des Bois qui sont les plus attachés à cette piste unidirectionnelle qu’on ne peut skier qu’une fois par année. C’est cette piste qui donne toute sa personnalité et tout son sens au Marathon. Contrairement à la Loppet Gatineau qui se tient annuellement le week-end après le Marathon au Parc de la Gatineau et qui est strictement une épreuve de distance où les skieurs skient sur une boucle qui les ramène au point de départ, le MCS perdrait ce qui le distingue si son parcours était trop modifié.
En 1967 le premier marathon partait du centre d’achat Rockland à Pointe Claire pour se rendre à Ottawa en empruntant des pistes sur les deux rives de la rivière des Outaouais. Puis, de 1968 à 1971 le départ se faisait au Club Viking de Morin Heights pour se terminer près de Hull, maintenant Gatineau. Et c’est depuis 1972 que le trajet de Lachute à Gatineau a été adopté et qui demeure toujours le parcours officiel du Marathon.
Depuis presque 40 ans maintenant que des milliers de skieurs venant de tous les coins du Canada, des États-Unis, d’Europe et d’ailleurs viennent en février dans l’ouest du Québec pour participer à une épreuve unique au monde et que l’on dit être « le plus long marathon de ski sur deux jours au monde ».
Un marathon et aussi une aventure
De dire Bill Syros « ce n’est pas seulement un marathon, c’est aussi une aventure ». Il y a toujours un double défi; tout d’abord la distance puis, le temps qu’il fait et les conditions du parcours. Quelles qu’elles soient le Marathon a toujours lieu. Et cette année, advienne que pourra, ce sera sur la bonne piste.












chriss
24 janvier 2012
08h03
Advienne qui pourra je serai la. Parcontre si le CSM allait pour une boucle année par année je penserais à faire d’autre chose.
micheldallaire
25 janvier 2012
19h32
Le Marathon a la double réputation d’être “familial” alors qu’il peut être tout aussi bien extrême. Les Coureurs des Bois en sont un bon exemple. 160 kms de ski et coucher dans’l bois, disons que c’est pas pour tout le monde. Je passe mon tour, surtout considérant la grille tarifaire pour un adulte qui se déciderait maintenant à s’inscrire. C’est un tarif fixe, valide pour les 2 jours, même si on ne skie que quelques étapes. Mais quand on aime, on ne compte pas! Bon ski alors aux marathonniens.
cerac
26 janvier 2012
16h33
Nous devons aussi «vivre avec» ce qui est. Après le redou,hier et aujourd’hui, nous avons eu deux belles journées de ski alpin dans les Laurentides. La neige n’a pas disparue et bravo pour le travail mécanique.