
Don Garber et Joey Saputo. Une poignée de main tant attendue...
«Nous souhaitons la bienvenue à Montréal dans la Major League Soccer.» C’est par ces quelques mots dits en français que le commissaire Don Garber a confirmé, vendredi, l’octroi à Montréal de la 19e franchise de la MLS.
À ses côtés, le président de l’Impact Joey Saputo n’a pu contenir quelques larmes au moment de remercier sa famille. Après tant de hauts et de bas depuis 17 ans, il a enfin réalisé son rêve d’offrir du très haut calibre au public montréalais.
«Quand on travaille de la façon dont on l’a fait et que cela est finalisé, c’est forcément émotif. Montréal est une ville majeure qui apprécie son soccer. On confirme cela en allant dans la MLS. C’est que ce Montréal méritait: une grande ligue dans une grande ville.»
L’une des principales exigences de la MLS était l’agrandissement du stade Saputo. Avec une aide financière de 23 millions du gouvernement du Québec, la capacité de l’enceinte passera de 13 000 à 20 000 places. L’ajout de 30 loges corporatives et la construction d’un terrain d’entraînement à surface synthétique sont également au programme.
«Nous sommes très heureux d’aider l’Impact à poursuivre son essor, a souligné le ministre des Finances, Raymond Bachand. Le soccer grandit au Québec et la famille Saputo n’y est pas étrangère. Que ce soit par les performances sportives de l’Impact ou par son implication sociale.»
Dans l’équation impliquant l’Impact et la MLS, cette rénovation a pesé très lourd. Mais Don Garber voyait d’autres attraits dans le marché montréalais.
«C’est un atout important pour nous. Montréal est une ville formidable et internationale qui permet à notre ligue de s’ouvrir à une autre langue et de s’établir dans une région où nous n’avions pas de relations dans le passé.» Sans oublier «le bon emplacement» du stade Saputo et la «proximité du Stade olympique où plusieurs matchs importants pourraient être disputés».
En mode MLS mais philosophie inchangée
Si Québec a pris en charge l’agrandissement du Stade, la famille Saputo a tout de même déboursé 40 millions en frais d’expansion. Une somme quatre fois supérieure à celle payée par le Toronto FC en 2005 et en hausse de 5 millions par rapport à Vancouver et Portland l’année dernière.
«Il y a certaines choses dans le contrat de Vancouver qui ont été abandonnées dans le nôtre, a précisé Saputo. Même si l’on paye un peu plus que Vancouver et Portland, on est confortables avec les négociations et le contrat signé.»
À partir d’aujourd’hui, l’état-major de l’Impact se met en mode MLS. Sans négliger la présente saison, et la prochaine, les pensées sont déjà tournées vers l’échelon supérieur. Sur le terrain d’abord où Montréal n’a pas accordé de contrats au-delà de la saison 2011. Aux joueurs actuels de conserver leur place sur le terrain, explique en substance le directeur technique, Nick De Santis. «Cela va leur donner de la motivation car, à la fin, ils doivent faire leurs preuves pour accéder au prochain niveau. Mais la philosophie du club reste la même.»
Cette philosophie continuera à mettre de l’avant les talents locaux, promet le président montréalais. «On veut donner l’occasion à nos jeunes d’arriver jusque-là. On a des bons joueurs qui font partie de l’Académie et je ne vois pas pourquoi on ne peut pas avoir des joueurs locaux dans la MLS.»
L’Impact promet également de ne pas renier ses racines et son approche familiale. «Joey veut que l’Impact reste accessible, indique le vice-président de l’Impact, Richard Legendre. Avec 20 000 places, on aura même davantage de billets abordables. Mais il est évident que l’on doit diversifier notre clientèle et viser un public de 18-34 ans. Il faut créer un buzz comme à Toronto et Seattle.»
La MLS en 10 points pour les débutants
L’Impact va-t-il changer de statut?
Oui, le club ne sera plus un organisme sans but lucratif mais une entreprise privée. En contrepartie, Joey Saputo a décidé de créer une fondation pour continuer à aider le soccer québécois.
L’Impact va-t-il changer de nom?
Non. Les dirigeants montréalais insistent pour conserver leur nom et leurs couleurs. Le logo pourrait être légèrement retouché mais Joey Saputo tient à conserver la fleur de lys.
Quelles sont les assistances en MLS?
Après 49 matchs, la moyenne de spectateurs s’élève à 16 236, soit une hausse de 12% par rapport à 2009. Seattle, Toronto et Philadelphie dominent ce palmarès alors que Dallas ferme la marche.
Y aura-t-il un repêchage d’expansion pour aider l’Impact?
Chaque nouvelle équipe a la possibilité de sélectionner 10 joueurs non protégés par leurs équipes. Il devrait avoir lieu à l’automne 2011.
Qui sont les joueurs vedettes de la MLS?
Les plus gros noms sont David Beckham, Freddie Ljungberg ou encore Landon Donovan. En mode séduction, la MLS veut continuer à attirer des grands noms étrangers. Ceux de Thierry Henry ou Raul ont récemment circulé…
Quels salaires gagnent les joueurs de la MLS?
Pas grand-chose par rapport aux autres sports majeurs. Le salaire moyen en 2010 s’élève à 147 945$. Les disparités sont énormes entre celui de David Beckham – 6,5 millions$ – et le salaire minimum qui atteint 40 000$ en vertu de la nouvelle convention collective.
Pourquoi l’Impact doit-il attendre à 2012 pour joindre la MLS?
Une question de planification et d’infrastructures. Avec deux nouvelles équipes en 2011, il aurait été difficile de faire une place à l’Impact. Il aurait également été difficile d’agrandir le stade Saputo pour la saison prochaine.
Que se passera-t-il d’ici 2012?
L’Impact évolue cette saison dans la Deuxième division de la USSF, c’est-à-dire la Fédération américaine de soccer. Mais le conflit entre la USL et la NASL pourrait reprendre de plus belle dès la fin de la saison 2010.
Est-il possible de réserver un abonnement de saison dès maintenant?
Les détenteurs de billets de saison pour la saison 2011 auront la priorité sur leurs sièges lors de l’an 1 en MLS. Les autres peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur le site montrealmls2012.com pour figurer sur une liste prioritaire limitée à 5000 places.
Faut-il s’attendre à une hausse du prix des billets?
Oui et non. Une hausse est inévitable mais l’Impact continuera à être abordable. Le prix des billets de saison les moins chers devrait s’élever à 300$, selon Richard Legendre.










djieff
7 mai 2010
20h45
«Mais il est évident que l’on doit diversifier notre clientèle et viser un public de 18-34 ans. Il faut créer un buzz comme à Toronto et Seattle.»
Alléluia!
1492
7 mai 2010
20h55
“Une hausse est inévitable mais l’Impact continuera à être abordable. Le prix des billets de saison les moins chers devrait s’élever à 300$” selon Richard Legendre.
Hum… Les moins chers en ce moment sont à $180… Donc mes billets à $410 devraient passer à environ $700 si on garde le même pourcentage…
Mouais…
squire
7 mai 2010
21h10
Enfin!! J’attendais cette nouvelle avec impatience. Merci à la famille Saputo, sans eux, l’Impact serait mort et enterré depuis longtemps.
le_piano_ivre
7 mai 2010
21h15
Nous sommes chanceux à Montréal lorsque l’on se compare à Toronto.
L’Impact appartient à la famille Saputo
Le Canadien à la famille Molson et
Les Alouettes à Monsieur Bob Wetenhall
Trois propriétaires de très grande classe.
à Totonto ils appartiennent tous sauf les Argonauts à un fond de pension qui ne pense qu’à ses rendements.
rexhudler33
8 mai 2010
09h12
@le_piano_ivre
J’espère que vous étiez sacarstique avec votre
“Nous sommes chanceux à Montréal lorsque l’on se compare à Toronto.”
Même si plusieurs équipes appartiennent au même groupe, au moins, ils ont du basket de la NBA, du baseball majeur (qui appartiennent à Rogers), de la LNH, etc…beaucoup plus diversifi. qu’à mtl.
viva_zapata
8 mai 2010
09h20
@rexhudler33
Non pas du tout.
Ce n’est pas la quantité qui m’intéresse mais la qualité.
On ne voit pas les choses de la même façon.
Le basket de la NBA? N’est-ce pas là le sport où les joueurs entrent dans la chambre des joueurs avec des armes à feu.
Non merci ça ne m’intéresse pas. Ce n’est pas en ligne avec la définition que je me fais du sport.
austerlitz
8 mai 2010
09h43
La question est de savoir si la MLS a vraiment les reins solides.
La NASL avait l’air d’une rutilante Cadillac avant de s’écrouler comme un château de cartes. Et cette ligue mettait en vedette Pele et cie.
Je regarde souvent des parties de cette ligue et, souvent, les gradins sont largement dégarnis. La base de supporteurs dans plusieurs grandes villes ne semble pas dépasser les 3 ou 4 000. Et ces assistances moyennes doivent certainement tenir compte des ventes de feu de billets.
La bonne nouvelle est que, élargissant son public moyen de 4 000 fidèles, l’Impact sera une franchise médiane aux guichets. C’est bien.
Je me répète mais, les nouveaux fans, peu aguerris aux subtilités du foot, doivent être intégrés avec cordialité. On ne peut pas se permettre une fracture connaisseurs/nouveaux adeptes, au détriment du club. Il faut transmettre la culture footballistique car, jouer est une chose, être supporteur en est une autre.
On sait déjà qu’un Québécois, Gabriel Gervais, a été élu joueur de la dernière décennie en USL; vivrons-nous le même sacre en MLS. Là-dessus, rappelons que les Ontariens ont déjà eu en Dwayne De Rosario (Toronto FC) un MVP dans ce circuit.
mattgilles
8 mai 2010
09h54
Est-ce que ça va être aussi ennuyeux?
le_piano_ivre
8 mai 2010
10h38
La survie de la MLS?
Il y aura sans doute un jour une certaine épuration. Survivront les clubs qui se seront implantés localement avec des joueurs locaux et dans des endroits où la pratique du soccer s’est bien développé.
Avec ce qu’on fait les Saputo depuis plusieurs années Montréal est donc bien positionnée.
D’ailleurs je ne crois pas que la famille Saputo ait investi 40 millions$ pour avoir un club dans une ligue sans avoir fait au préalable des études de marché locales et nord-américaines et sans avoir vérifié la solidité financière de la ligue.
Je tiens à remercier Pascal Milano également qui rapidement a commencé à nous mettre au parfum de la MLS ici sur la Cyberpresse pour ceux qui comme moi s’y connaissent moins.
En passant Monsieur Don Gerber, Commissaire de la MLS a déjà dit en un avant-midi plus de mots en français que sa contrepartie de la LNH en 20 ans.
Et normalement un nouveau club fait approuver ses couleurs et son logo par la ligue une fois qu’il a obtenu une concession alors que cette fois-ci Monsieur Saputo s’est assuré de négocier et de s’assurer au préalable que le club pourra garder :
- Ses couleurs; celles du drapeau du Québec soit le bleu et le blanc;
- La fleur-de-lys sur l’uniforme
- le nom de l’équipe
Paraît qu’il avait averti la MLS que ces trois choses étaient non-négociables.
C’est ce que j’appelle avoir du respect.
Merci Monsieur Saputo, merci la MLS.
Question cependant: J’ai bien entendu M. Gerber dire hier lors de la conférence de presse que tous les matchs de la MLS étaient obligatoirement diffusés en haute définition.
Parlait-il du streaming des matchs sur le site de la MLS ou de l’obligation pour un club d’avoir ses matchs locaux diffusés en haute définition à la télé?
mephistau
8 mai 2010
10h47
Le SS va être presque sold-out à tous les matchs.
Et les ultras de Toronto, NY, Boston, Columbus et Chicago vont venir ici en grand nombre.
Si l’Impact est capable de signer un gros nom comme DP et un jeune prodige, avec quelques québécois et canadiens, tout en laissant les Ultras et les 18-34 s’amuser; ça va être la place où faire le party l’été.
Et je seconde le_piano_ivre, MLSE est là pour faire du cash et n’a aucune vision.
Ils font du surplace avec toutes leurs équipes.
rexhudler33
8 mai 2010
13h24
@viva_zapata
C’est vrai qu’au soccer avec les ribéry qui fréquentent des prostituées mineurs ainsi que des “grand” comme Maradonna nous avons droit à de grands citoyens exemplaires….
le_piano_ivre
8 mai 2010
13h39
@rexhudler33
Écoute je déteste le basketball. Je suis incapable de m’y intéresser alors ce n’est pas parce qu’à Montréal il n’y a pas de club de basket que ça signifie que Montréal est moins une ville sportive que Toronto.
Je ne sais pas si tu es de Montréal mais je t’assure qu’ici le basket est moins populaire que les courses de tracteurs lors des foires agro-alimentaires. Juste le bruit que font les souliers de course sur la surface de jeu m’énerve.
C’est sans doute culturel. Toronto est beaucoup plus porté sur les sports nord-américains. À Montréal l’influence Américaine se fait moins sentir.
Nous avons la F1 par contre, mais ça c’est surtout Européen.
rexhudler33
8 mai 2010
14h02
@le_piano_ivre
Ce que je voulais prouver est, qu’en tant qu’amateur de sport, Toronto offre beaucoup plus d’options que MTL sur une base quotidienne.
Vous avez droit de ne pas aimer le basket, mais il est quand même intéressant de constater que les cotes d’écoute dans la région de mtl, sont plus élevé pour les match de basket des Raptors que les matchs de l’Impact. Vous allez dire que je compare une ligue de sport majeur à un circuit semi-pro mais quand même, ce n’est pas parce que VOUS n’aimez pas le basket qu’il n’y a pas d’autres amateurs.
le_piano_ivre
8 mai 2010
14h13
@rexhudler33
Les matchs de l’Impact sont rarement à la télé voyez-vous. Ça ne crée pas des habitudes.
Pour les Raptors je ne suis pas surpris, Toronto contrôlant tout l’univers télévisuel du Canada et de Montréal ou presque.
Même RDS fait tout depuis quelque temps pour nous inposer les Blue Jays.
RDS appartient à qui pensez-vous?
Vite que Québécor lance sa nouvelle chaîne de sport au Québec ça presse !!!
dallaireaupomme
8 mai 2010
15h48
@mattgilles
lol ;-)
wilhelmino
8 mai 2010
17h52
@mattgilles: tu fais quoi sur un blogue soccer si tu trouves ca ennuyeux? ta vie est t elle si plate que ça?
vicenc
9 mai 2010
21h46
C’est vrai qu’à Montréal sa manque cruellement d’options en matière de sport, on a quelques évènement ici et là, mais heureusement que l’on a l’Impact et les All parce que si non…
senateurdemers
1 février 2011
02h11
M. Milano
L’information à l’effet que l’Impact redeviendra une compagnie privée à l’occasion de son passage en MLS tient-elle toujours? Cessera-t-il d’être un OBNL l’année prochaine?
Merci
Oui aux deux questions. Cela n’a pas changé.
P.M