
Joe Allen se départit du Gunner Ignasi Miquel, dont la performance est pour Arsenal l'un des rares points positifs dans la défaite contre Swansea.
Gabriel Béland
C’est l’histoire de la 21e journée en Angleterre. Swansea, une équipe qui il y a neuf ans vivotait encore dans les bas-fonds de la quatrième division, nage aujourd’hui comme un poisson dans l’eau parmi les requins de Premier League. Un conte de fées…
Les médias aiment les contes de fées et il n’en fallait pas plus pour partir la machine à rêves. Campé dans le rôle du méchant, Arsenal, auréolé quelques jours plus tôt de l’exploit de Thierry Henry en coupe, était tout indiqué.
Il y avait 20 409 spectateurs dimanche pour voir l’exploit : le Liberty Stadium n’est pas bien grand… Bien sûr Swansea l’a emporté 3-2, sinon on n’en parlerait pas. Mais il y avait la manière.
Swansea est réputé jouer un football volontaire, tout en passes et en possession. « Le nouveau Arsenal contre l’ancien », résumait The Guardian.
Tous ceux qui ont vu le match ont eu de bons mots pour l’unique équipe galloise en Premier League.
Swansea a amassé 526 passes pour 55% de possession. La veille contre Sunderland, Chelsea avait complété 493 passes avec 60% de possession.
Ce n’est qu’une statistique mais elle témoigne d’un penchant pour un football à des lieux de la longue balle nord-sud.
Quiconque a vu ce match en est sorti ébloui par la vitesse, le rythme et l’agressivité des joueurs gallois.
Qu’Arsenal ait été la victime de cette démonstration n’est pas un hasard : l’équipe d’Arsène Wenger se cherche en défense et à part Song, son milieu est mou.
J’attendrais toutefois avant d’y voir un changement de la garde. Arsenal reste Arsenal, même si l’équipe a moins clairement le monopole d’un style et d’un panache. Tellement d’équipes se réclament maintenant du tiki-taka…
L’entraîneur Brendan Rodgers a bien résumé la situation : « J’espère que nous avons démontré que notre équipe a du style et une certaine qualité dans la possession. Nous faisons parfois des erreurs, mais je reste convaincu que l’on peut jouer et passer, même contre les meilleurs équipes. »
L’image du nouveau et de l’ancien Arsenal est forte. Mais elle est secondaire. Ce qui importe, c’est que la Premier League vient de se rendre compte qu’une autre équipe était déterminée à vivre du beau jeu.
Tout le monde en sort gagnant.









