(San Francisco) (1) Le iPad présenté hier avant-midi par le PDG d’Apple, Steve Jobs, n’est que la première manifestation du produit, une version 1.0. Contrairement à la tablette PC de Microsoft qui est un ordi en bonne et due forme avec Windows comme système d’exploitation, le iPad n’est, pour l’instant, qu’un gros iPod, une sorte de point de départ à partir duquel la fabricante californienne fera du kilométrage d’ici les prochaines années, comme ce fut le cas pour tous les autres produits de la Sainte Pomme. Des fonctions seront rajoutées, d’autres seront améliorées et l’appareil sera musclé. C’est toujours ainsi et ça le sera toujours. Reste que pour l’instant, il manque certains petits trucs ou fonctions dont voici quelques exemples.
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(San Francisco) (1) Sans surprise, sans tintamarre, sans faux pas, dans un environnement hautement sécuritaire, dans un climat de «surprenante conformité» par rapport aux attentes exagérément médiatisées, dans un contexte d’événement-jalon qui fera assurément l’histoire, devant une salle où le beau linge (dont Al Gore) voisinait la faune journalistique des quatre coins du monde, Steve Jobs a lancé son chainon manquant, le iPad, «notre techno la plus avancée, présentée dans un dispositif magique et révolutionnaire, à un prix incroyable». Avant, a-t-il poursuivi d’une voix désormais affaiblie, il n’y avait absolument rien entre les téléphones intelligents et les ordinateurs portatifs, il manquait une catégorie de créatures. Plus maintenant. Désormais, il y a le iPad et c’est Apple qui occupe ce créneau. (2)
On aura beau médire au sujet du PDG d’Apple, on aura beau accuser Steve Jobs des maux les plus indicibles ou le 


