Pour alimenter le débat sur la crédibilité de l’information que l’on retrouve sur Internet, et, en corollaire, pour réfléchir sur le métier de journaliste en ce mois de mars 2010, un nouvel impair digne de mention vient de survenir. C’est ce qu’on apprend ce matin en lisant la chronique d’Ed Bott, un journaliste de métier qui, depuis belle lurette, couvre Microsoft pour le compte du groupe ZDNet.
Cette fois, l’histoire se passe au MIX10, un événement annuel où l’Empire de Redmond fait état de ses projets et de ses réalisations en ce qui a trait au Web et aux outils pour y œuvrer. Au menu de cette année, il y a Internet Explorer 9, au sujet duquel Microsoft a lancé un “Platform Preview” que l’on peut tous télécharger. Mais voilà-t-y pas qu’hier matin, les participants ont pu lire un billet nettement négatif sur la prochaine version du fureteur impérial signé par Jeffrey Zeldman, une personnalité incontournable du Web Design qui couvrait l’événement.
Dans son billet intitulé “IE9 Preview”, billet repris par All Things Digital (Dow Jones et Walt Mossberg du Wall Street Journal), l’influent blogueur (avatar ci-contre) n’y va pas avec le dos de la cuiller. Sa conclusion : cesser de raboudiner IE tous les deux ans et en faire un nouveau, à partir de zéro, qui serait basé sur le moteur de rendu Webkit propre à Chrome et à Safari.
Or, précisons-le, Zeldman est réputé être présent au MIX10 et avoir ainsi eu accès à la même info que tous les journalistes / blogueurs invités. Mais rien de tout cela ne paraît dans le texte. Pourtant, la veille du billet, Mr IE lui-même, Dean Hachamovitch (photo ci-contre), avait annoncé que la prochaine mouture du fureteur de Microsoft ronronnerait de bonheur en HTLM5, que la vitesse était améliorée, que le rendu graphique était impressionnant et qu’IE9l s’enlignait pour être particulièrement respectueux des normes, à preuve qu’il obtenait, en son état prébêta actuel, 55 % au test ACID3 (IE8 n’obtient actuellement que 20%, cliquez ici pour les détails et … désolé pour la mise en page maganée par le nouveau look de Technaute).
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Mais, ai-je dit plus haut, rien de tout cela ne paraît dans le texte de Zeldman. Or, dans les commentaires qui suivent, un ponte de Microsoft souligne poliment que Zeldman semble avoir référé à une présentation Microsoft survenue à Los Angles en novembre 2009 (prise d’écran ci-haut). Hum ! C’est cette dernière info qui semble avoir déclenché l’ire d’Ed Bott . Ce journaliste n’étant pas le premier venu, Paul Thurrott (un autre incontournable dans le monde Microsoft) y a donné suite.
Tant et si bien que Zeldman s’est retrouvé dans l’obligation de publier, hier, une réponse. Malgré son ton agressif, il nous apprend qu’il n’était pas présent lors de la présentation d’IE9, mais en avion pour s’y rendre et qu’il avait déduit ce qu’il s’y dirait pour l’écrire dans sa chronique, se basant sur ce qu’il savait déjà, incluant cette présentation de novembre. Et bla-bla-bla ! En bref, le gars a été pris les culottes baissées et il a mal réagi. N’eut été la chronique d’Ed Bott (photo ci-contre), on n’aurait jamais su que le célèbre Zeldman n’avait pas été présent et, qu’en ce sens, il avait écrit n’importe quoi. Triste !
Ce qui me fait penser à un cas similaire dont j’ai résumé la saga dans Direction Informatique (DI) le mois dernier. Essentiellement, un blogueur techno influent, Randall C. Kennedy, avait une deuxième personnalité légale, celle de Craig Barth, le PDG d’une firme d’analyse appelée Devil Mountain, dont la presse spécialisée américaine reprenait souvent les communiqués.
Là où l’histoire s’épice en quasi scénario hollywoodien, c’est que le blogue de Kennedy est publié par le même groupe de presse, IDG, où la plupart des nouvelles de Devil Mountain apparaissent en primeur. Précisément, on parle ici d’une personne malhonnête qui profitait de son statut dans un webzine bien établi pour mousser la renommée d’une entreprise qu’elle dirigeait en catimini. À noter, c’est encore une fois quelqu’un de ZDNet qui fait crever la baloune, appuyé, encore une fois, du texte meurtrier de Paul Thurrott. Lisez, cela vous divertira à défaut de vous scandaliser.
Ces deux affaires ont en commun le fait de nuire à la crédibilité des cybermédias. Va-t-il falloir commencer à être fondamentalement et systématiquement sceptique ? Si c’est possible qu’une publication de la renommée d’Infoworld ait été bernée aussi longtemps ou qu’un blogueur de renom se fasse prendre à commettre une entorse à l’éthique journalistique (au fait, peut-on qualifier Zeldman de journaliste ?), qu’en est-il de nos modestes publications ici au Québec ?
Permettez-moi d’enchaîner, ci-après, avec la conclusion de mon texte dans DI. “Et qu’en est-il de l’évolution présentement en cours sur le Web ? Sur le plan de l’information, on assiste effectivement à un mouvement en accélération. On est en train de passer du tandem “journaliste professionnel/canard établi”, truchement normalement capable de vérifier ses sources, vers celui du “citoyen journaliste/blogue en quête de visiteurs uniques”, truchement très mal nanti au chapitre du professionnalisme journalistique. Inquiétant! D’autant plus qu’il y a de plus en plus de médias imprimés qui plongent, corps et biens, dans les eaux glauques de la Méga Toile.
L’équipe de (…) ZDNet a eu les moyens de faire enquête et de faire crever la baloune. Combien y a-t-il de groupes (incluant les relayeurs d’info et les copistes) qui ont cette taille et cette habileté sur le Net ? Paul Thurrott a eu la connaissance et l’expérience de ne pas avaler les chiffres de Devil Mountain. Combien y a-t-il de sites personnels pouvant se targuer d’avoir un tel bagage informatique ?”
Bonnes questions ! Pour le moins, elle interpelle le métier de journaliste, métier de plus en plus malmené, semble-t-il. Si ce n’était pas le cas, croyez-vous que Steven Harper aurait procédé à sa performance démagogique du 16 mars sur YouTube ?
| Avis : j’utilise personnellement des machines sous Windows, Mac OS X et Linux et je n’ai aucune préférence; en fait j’ai une relation d’amour-haine avec chacune. Si vous croyez que je suis parti-pris envers l’une ou l’autre de ces plates-formes, je vous soumets respectueusement que vous avez tort et ne peux vous recommander que de consulter mes chroniques antérieures. |
Tags: Bott, Ed, IE9, information, Internet Explorer 9, Jeffrey, journaliste, Microsoft, MIX10, web 2.0, ZDNet, Zeldman











trocupei
18 mars 2010
10h27
Excellente chronique, bien qu’un peu hermétique pour ceux qui ne s’informent pas trop sur la toile. En effet on doit à mon humble avis toujours garder un petit scepticisme sur la véracité d’une nouvelle. Enfin, matière à réflexion.
En passant j’ai lu quelque part qu’Internet Explorer 9 ne sera pas compatible avec Windows XP. Vous en avez entendu parler ? C’est pas que le l’utiliserai nécessairement mais j’en connait une tonne pour qui l’évolution pendra fin “drette-là” :-)
binbon
18 mars 2010
10h34
J’ai certains exemples qui me viennent en tête dans les médias québécois, quoi que ces exemples ne sont pas empreint de malhonnêteté mais plutôt, à mon avis, de manque de professionnalisme ou de connaissance du domaine en question.
Je travaille dans le milieu juridique, plus précisément le droit criminel, et je peux vous dire qu’il y a souvent des erreurs, même dans La Presse! Le dernier exemple est l’article sur le ‘pirate’ des cinémas. On parlait d’un peine de 2 mois de prison, des travaux communautaires et de 2 ans de sursis par la suite. Je n’entre pas dans les détails, mais ça n’a pas de sens, 2 ans de sursis après 2 mois de prison. Il s’agissait plutôt de 2 ans de probation et non de sursis. La différence est énorme. Je ne donnerai pas de cour de droit ici, mais sachez simplement que le sursis, c’est une peine de prison, que l’on permet à la personne de purger chez elle, mais si elle manque à ses conditions, elle finira sa sentence en prison. Ce n’est pas le cas de la probation. (Au moment d’écrire ce commentaire, l’article avait été mis à jour, donc cette partie de l’article n’apparaît plus, je viens de vérifier).
Bref, tout ça pour dire que, même si ici, il n’est pas question de malhonnêteté de la part de la journaliste, il reste que l’information donné par un média sérieux était erronée. Ça ne change pas grand chose pour monsieur ou madame tout le mode, j’en conviens, mais il reste que ça démontre que oui, à mon avis, on se doit d’être quelque peu sceptique quant à l’information reçue.
En d’autres mots, ne prenez pas toujours tout pour du cash et n’hésitez pas à faire quelques recherches de temps à autre, vous serez surpris!
michel602
18 mars 2010
10h47
Ce ne serait pas la première fois qu’un(e) critique rend son papier sans avoir vu l’oeuvre. :-))
lordcraft
18 mars 2010
11h04
Hoooon, un journaliste a mal fait son boulot? Pire, c’est un blogueur! Rien de nouveau sous le soleil. La majorité des textes que je lis écris par la presse générale (spécialement l’Agence France-Presse… ceux-là je les ai en horreur) sont truffés d’erreurs. On parle ici d’erreurs faciles à corriger: par exemple, un texte de la LNH comme la Ligue NORD-AMÉRICAINE de hockey (au lieu de nationale), un texte de paléontologie faisant des mauvais parallèles entre des espèces de dinosaures, des jeux vidéos provenant d’une mauvaise compagnie, etc. D’autre part, outre France-Presse j’ai déjà lu un texte parlant d’un criminel qui serait “influencé” par Donjons et Dragons dont l’auteur ne connait apparamment que dalle à ce jeu.
Bref, les erreurs journalistiques et pire, d’éthique journalistique sont monnaie courante et n’existent pas que pour les blogueurs, quoique ces derniers sont reconnus pour vraiment tourner les coins ronds souvent… De mon point de vue, les erreurs journalistiques existaient également avant, la seule différence, c’est qu’avec le web, on les remarque bien plus qu’avant, car chaque nouvelle est plus facile d’accès, donc plus de monde sachant que l’auteur a tort liront son article… ce qui rend l’erreur plus visible!
claude_c
18 mars 2010
11h06
Je ne pense pas que ça remette en cause les publication sur Internet. Il y a plusieurs autres cas de ce genre, dans de «vrais» journaux.
Je ne suis pas certain, mais il me semble que c’était dans le New York Times qu’un de leur correspondant avait écrit des articles en prétendant être à l’autre bout de la terre, pour y couvrir je ne sais quelle guerre, je pense, alors qu’il était chez lui…
Il ne faut pas confondre médias électroniques et individus louches. ;-) Il y a des tricheurs partout.
planteg
18 mars 2010
11h07
Internet permet de diffuser à vitesse grand V, les véritables informations… tout aussi bien que la b**l s**t. Internet rend accessible une tonne d’information, rapidement. C’est bien, mais comme cette information n’est pas toujours véridique/fondée, il faut alors consulter toute l’information disponible sur un sujet, question de bien cerner le sujet. Si on ne le fait pas, on se fait avoir, comme dans le cas du texte de Zeldman.
Comment faire pour valider l’information diffusée ? Se fier à des auteurs de longue date ? Zeldman vient de prouver que ça ne marche pas.
Finalement, trop c’est comme pas assez.
dc0dr
18 mars 2010
11h15
Ça me rappelle un certain chroniqueur cinéma qui critiquait un film, tout en se vantant de ne jamais l’avoir vu. Il avait été rappelé à l’ordre par les lecteurs assez rapidement.
Plus tard, ce même chroniqueur avait été pris en flagrant délit de plagiat. Pour le punir, on l’avait nommé rédacteur en chef. Une bien belle profession le journalisme …
nelson_dumais
18 mars 2010
11h20
@ dc0dr
Éclairez ma lanterne, svp ?
mantiss
18 mars 2010
11h22
Mais ce qui est plus préoccupant c’est ce coulage qui se produit, du web vers les médias “traditionnels” comme la télévision, radio etc. car les journalistes et recherchistes se basent parfois sur le contenu nouvelle en ligne. Tant que ce qui est sur le web reste sur le web, c’est une chose, mais lorsque ca envahit la sphère informationnelle globale, ca prends encore plus d’ampleur, et de pouvoir/contrôle pour ceux qui utilisent ces moyens de communication.
C’est loin d’être nouveau, mais Joe Average sur la rue est-il aussi habitué qu’un internaute fini qui sait qu’il faut toujours se garder une petite réserve? :)
viva_zapata
18 mars 2010
11h37
Et il faudrait enchaîner avec le reportage de la SRC de la semaine passée je crois, sur le rôle des firmes de relations publiques, comme National, qui ont comme mandat de « contrôler » le message ou l’information émise par nos décideurs politiques et nos chefs d’entreprises.
Information qui est souvent reproduite en « copier – coller » dans nos médias d’information écrits et surtout virtuels où règne de plus en plus l’immédiat et l’éphémère. Pourquoi fouiller à fond une information, pourquoi en vérifier les sources avant de la publier puisque son existence sera éphémère. Dans quelques heures tout au plus elle n’existera plus.
À preuve Haïti à déjà été oublié. Ce n’est plus sur l’écran radar.
Non seulement on doit se questionner sur la façon dont l’information est maintenant émise on doit de plus s’interroger sur la capacité qu’on les lecteurs de bien l’analyser et de savoir lire entre les lignes.
Une étude faite par Google démontre que la plupart des internautes ne font souvent que lire le titre d’une nouvelle. On n’analyse plus un texte, on le gobe, on le consomme comme un sundae au chocolat. On ne lit pas sur le web comme on lit un livre semble-t-il. Même que les jeunes lisent de plus en plus les livres comme ils lisent le web. Parlez-en aux profs.
Mais qui a écrit ça? Qui ce journaliste? Qui ce blogueur? Un type qui écrit des faussetés à bord de l’avion? Faussetés qui seront reprises en « copier – coller » par une multitude d’autres blogueurs ou sites d’informations au point où la fausseté deviendra en quelque sorte véridique.
La quantité se fait-elle au détriment de la qualité? Est-il plus facile maintenant pour des démagogues de contrôler ou d’influencer l’information désormais. Pas pour rien que l’idéologie Créationniste reprend du poil de la bête aux États-Unis. Il y a maintenant 2.2 Américains sur 5 qui croient que son ancêtre vivait parmi les dinosaures il y a 6 000 ans.
(D’ailleurs petite paranthèse; Adam et Ëve avaient-ils un nombril et si oui pourquoi?)
Et “Joe Six Pack” qui n’a jamais existé ça vous rappelle quelque chose? Ah Sarah…
Qui a dit que le web 2.0 favorise la démocratie?
machinchouette101
18 mars 2010
11h50
Dans un passé pas si lointain, au temps des dinosaures pour les plus jeunes, Télé-Métropole ( TVA aujourd’hui ) se vantait de posséder la technologie la plus récente pour transmettre visuellement les nouvelles. C’était sur film 16 mm. En moins de quelques heures le film était développé et on le passait en onde à l’heure des nouvelles, soit à 18 heures. Ça donnait le temps au journaliste de fignoler le texte et de l’envoyer au lecteur de nouvelles.
Puis vint le video betacam. Grosse révolution : il suffisait de rapporter la cassette à Télé-Métropole, ou Radio-Can, et, subito presto, ça passait en onde, à l’heure des nouvelles encore. Maintenant ce sont les cars de reportages qui envahissent la place et ça passe en direct aux nouvelles, et pire, aux réseaux de nouvelles continues. Les journalistes n’ont pas le temps de vérifier et disent souvent des âneries en ondes.
Internet est encore plus rapide : j’écris sans penser et vlan dans les dents. Et ça passe sur le réseau mondial. Et avec le Web 2.0, des centaines de lecteurs commentent sans penser et ça mêle tout le monde. Mon vieux cerveau bouillonne de salmigondis de sauces pas souvent appétissantes.
Quand le parle de «Warp Speed», c’est aussi ça.
theknee
18 mars 2010
11h58
@dc0dr
Votre commentaire constitue un très bel exemple de déclaration sans fondements que le premier venu pourrait prendre pour véridique et reprendre pour lancer ce qui ne serait être autre chose qu’une rumeur. Avez-vous remarqué que le texte de M. Dumais s’appuie sur des référence que l’on peut consulter pour vérifier ses dires?
scotty73
18 mars 2010
12h05
Wow ! J’adore ces histoires… Très bien écrit M. Dumais !
Concernant l’histoire de IDG (autrement plus révélatrice que le Xième MS-bashing blogger pogné les culottes, baisé, euh… culottes baissées) :
Je pense que la faute première, hormis le crosseur journaliste – M. Kennedy, revient à IDG qui a gobé tout rond les histoires de son journaliste sans jamais se poser de questions sur quoi que ce soit.
Je pense que la deuxième faute revient aux zillions de copieurs-colleurs du web qui ne pensent pas un seul instant à contre-valider, ce serait-ce qu’UNE fois l’information sur un autre site “source” (ZDNet, Wired…) et s’empressent de jouer à la cheerleader ou, moins souvent mais quand même, à l’insider.
Je crois finalement que la troisième faute revient à nous, lecteurs, qui avons tendance à juger de la valeur d’un texte non pas sur son réalisme, sa logique et son étoffe (dans le sens de thèse bien étayée) mais plutôt sur la confrérie de pensée, en général… et LÀ ça part!
Pour ce qui est des journalistes je crois qu’en général ils font un bon travail. Il est évident que je sursaute parfois en lisant un article dans La Presse dont je maîtrise le sujet et dont je vois les épouvantables erreurs et imprécisions… Imaginez donc qu’il est même arrivé ces 6 derniers mois 4 articles concernant un projet important pour la région de Montréal et dans lequel je suis profondément impliqué et que le journaliste était carrément dans le champ gauche ! Le gars commettait des erreurs tellement graves qu’on en venait à se demander : a) s’il est intelligent, b) s’il est intéressé par son métier ou le domaine, c) il a eu ordre de nous nuir. Le gars a été contacté par notre directeur des comm. du projet… on verra.
Si je peux donc lire des énormités sur des sujets dont je suis maître, je me demande parfois si c’est vrai que le poulamon est en croissance ou bien je devrais renouveller mon hypothèque à taux variable, et le reste… ! :p
En terminant, personnellement, à part ce journaliste un peu trop impressiable à mon goût et avec qui nous avons du fil à retordre je trouve que le principal problème avec La Presse vient des 3 ou 4 vaches sacrées qui donnent plus souvent qu’autrement leur opinion sous couvert d’information : combien de niaiseries M. Pratte, pour ne pas le nommer, peut proférer en une seule semaine! Une belle tête de vainqueur.
suzkinne
18 mars 2010
12h11
Évidemment que le métier de journaliste a changé et que la crédibilité de plusieurs est à remettre en question.
Est-ce la faute du Web, à la paresse, à la rémunération à la pièce, du manque de conscience morale de certains? Je l’ignore.
Lorsque je lis sur un blogue la chronique d’un “journaliste professionnel/canard établi”, je constate souvent que celle-ci n’est guère mieux ou plus fouillée que ne le ferait n’importe quel intervenant lambda. C’est ce journaliste par lui-même qui glisse vers celui du “citoyen journaliste/blogue en quête de visiteurs uniques”. Il faut absolument qu’il écrive sur presque n’importe quoi, comme si le fait d’être connu donnait de la crédibilité.
C’est le vrai journalisme d’enquête qui, à mes yeux, a le plus de crédibilité, mais il se fait de plus en plus rare. Qui veut payer un tel journaliste? Alors, dans bien des cas, nous restons dans la superficialité de production et c’est à nous lecteur d’en retirer le bon grain de l’ivraie.
Peut-être qu’il y a trop de personnes qui portent le titre de journaliste sans en avoir les qualités, ni les compétences et c’est ce qui nuit à la crédibilité de l’ensemble de la profession.
ttc1
18 mars 2010
12h15
C’est moi ou les chroniques de notre bien aimé chroniqueur, ces temps-ci, on toutes un fond de controverse? Est-ce que le Grand Méchant Loup, de sa forêt, caché, tarde à épicer la vie de ce chroniqueur émérite? ;-)
De retour au programme en cours…
theknee
18 mars 2010
12h23
J’écrivais: «ce qui ne serait être autre chose »… «ce qui ne saurait» bien évidemment.
dennis_dubeau
18 mars 2010
12h42
@ claude_c
Moi aussi, c’est cette histoire-là du journaliste du NY TIMES qui m’est revenu en mémoire…
@ Scotty73
Moi non plus, Pratte… pu capab’… Faut dire qu’il couvre la politique aussi et qu’il a un agenda fédéraliste… On est plus dans la propagande que dans le journalisme ici..
Et moi, si je n’avais pas ces menaces de strappe sur la tête, je dirais que Dumais fait la même chose ici: On sait tous qu’il est un méchant marxiste-léniniste et qu’il est vendu à MAC!!
Mais, je ne le dirai pas!! C’est pas joli, des cicatrices de cuir sur mon beau visage de jeune premier!!
dennis_dubeau
18 mars 2010
12h43
Persiflons, persiflons… il en restera toujours quelque chose…
noirod
18 mars 2010
13h01
Va-t-il falloir commencer à être fondamentalement et systématiquement sceptique ?
Poser la question c est un peu y répondre a vrai dire. Les exemples et les faits sont trop nombreux. Il y a la convergence, il y a le message a passer, il y a les journalistes amateurs qui dépassent les professionnels et puis il devrait aussi y avoir une mémoire collective.
Curieusement la convergence a polarisé le genre d adepte de l information. Le naif qui gobe ce que le bon réseau veut bien lui dire et celui qui va multiplier les sources d informations par le pitonnage….
Malheureusement ces deux particularités ont un point en commun c est de favoriser ceux qui disent n importe quoi alors…A vos claviers tout le monde …
claude_lafreniere
18 mars 2010
13h23
Bonjour Nelson Dumais
Vous avez écrit: «il nous apprend qu’il n’était pas présent lors de la présentation d’IE9, mais en avion pour s’y rendre et qu’il avait déduit ce qu’il s’y dirait pour l’écrire dans sa chronique, se basant sur ce qu’il savait déjà, »
Ce qui revient à dire que sa principale source d’information ce sont les croyances du gars et non les faits surtout s’ils vont à l’encontre de ce qu’il croit. Sur ce point je me permets de signaler cet article d’Andrew Thomas, pas récent mais pertinent:
Firefox, IE. Tech journalists are a disgrace
http://www.tgdaily.com/software-opinion/43102-firefox-ie-tech-journalists-are-a-disgrace
L’idée c’est que les journalistes techniques ne doivent pas être des “fan boys” d’un produit ou l’inverse mais rapporter les faits au lieu de faire passer leurs préjugés pour des “analyses”… Contrairement à ce qu’on retrouve dans votre chronique [des essais réels de produits, la présentation de l'expérience d'essai comme elle s'est réellement (mal) déroulée et la présentation des résultats avec votre avis sur la question ], beaucoup d’articles de sites pourtant populaires et bien cotés ne sont que des rapports superficiels de gens qui n’ont pas réellement essayé le produit et trop souvent des “copié-collés” à peine modifiés d’articles parus ailleurs…
Il se trouve que parfois je connais le produit depuis longtemps et ce que je lis est inqualifiable. Un de mes passe-temps est aussi de retrouver qui a écrit l’article original et en premier. Ce jeu m’amuse de moins en moins d’autant plus que l’élémentaire honnêteté intellectuelle qui consiste à citer ses sources semble aussi être inconnu de plusieurs. Paraît que la communication requiert un certain degré de “redondance” mais là je commence à trouver que ça «redonde» au-delà de ma patience!
Vous avez aussi mentionné qu’ «une personne malhonnête qui profitait de son statut dans un webzine bien établi pour mousser la renommée d’une entreprise qu’elle dirigeait en catimini.»
Sur ce point il y a de plus en plus de sites et de blogs qui ont une politique de «disclosure» obligeant les auteurs à révéler leurs participations dans des entreprises. Je pense que ça aussi c’est un minimum d’honnêteté envers les lecteurs et que cette pratique devrait être généralisée.
Vous nous avez demandé: «Ces deux affaires ont en commun le fait de nuire à la crédibilité des cybermédias. Va-t-il falloir commencer à être fondamentalement et systématiquement sceptique ? Si c’est possible qu’une publication de la renommée d’Infoworld ait été bernée aussi longtemps ou qu’un blogueur de renom se fasse prendre à commettre une entorse à l’éthique journalistique (au fait, peut-on qualifier Zeldman de journaliste ?), qu’en est-il de nos modestes publications ici au Québec ?»
C’est probablement la pression du «Publish or perish» à la sauce “Ouaibedeux”. Comme si l’immédiat était plus important qu’urgent et qu’il faille absolument avoir une opinion sur tout, tout de suite sous peine de mort médiatique.
Le bruit n’est pas de l’information et l’information n’est pas de la connaissance.
Il m’arrive parfois de sauter une coche et de l’écrire mais publier pour 3 lecteurs n’est pas très motivant et je préfère maintenant commenter là où il y a des oreilles pour entendre. Par exemple {ceci est une “plogue”}: «Linux pas à la hauteur éructe Slate» [ http://climenole.wordpress.com/2009/07/20/linux-pas-a-la-hauteur-eructe-slate-fr/ ] Le résultat a été d’affecter ma santé et ma bonne humeur et n’a eu (vous vous en doutez) aucun effet sur la diffusion de la sottise en question.
Mais corriger par des articles ou des commentaires toutes les sottises publiées sur la Toile est une tâche impossible d’autant plus que des sites “backés” par des entreprises et du financement à pleine poche ont toujours le dessus sur les blogueurs indépendants ou les sites web tout à fait respectables mais avec une audience réduite.
J’ai l’impression que la production et la consommation à des doses de plus en plus fortes de bruits plus que de signal et d’informations “brutes” plutôt que d’articles de fond sur un sujet est devenu une maladie sociale et un symptôme de l’ennui profond d’un nombre grandissant d’internautes. Le “Ouaibedeux” ressemble de plus en plus à un “ghetto blaster” ouvert au max: «je fais du vacarme donc je suis» et tout le monde y va de sa contribution à ce que Pierre Fraser nomme l’ «Egocasting»: [ http://theoriedestendances.com/2010/01/07/egocasting-le-pivot-de-la-conscience-numerique/ ] {disclosure: Pierre Fraser est un de mes amis c’est pourquoi je le “plogue”.}
Je ne connais pas l’avenir mais je crois («Les hommes croient ce qu’ils désirent» Jules César) que les internautes finiront par en avoir leur claque des mensonges, des copié-collés et des balivernes. Le contenu original finira par l’emporter sur l’inculture répandue comme de la confiture et la fiabilité journalistique reprendra la valeur qu’elle n’aurait jamais dû perdre. En somme on finira par reconnaître l’importance de la fiabilité de nos sources d’information, ce que Chris Brogan nomme les «Trust agents»:
[ http://www.chrisbrogan.com/thinking-about-trust-agents/ ] {disclosure: Chris Brogan est un de mes contacts mais pas un “ti-nami” mais je le plogue quand même.}
Ce serait bien si les sources d’informations techniques fiables du Qc étaient répertoriées quelque part. On perdrait moins de temps et de jus de cervelle. C’est mon opinion et je la partage!
Sur ces réflexions, je me (déconne et) déconnecte pour aller jouer dehors car c’est le printemps à Qc city. Tant pis pour le “Red Bul Crashed Ice”.
:-)
–
Claude LaFrenière
Eponymous Stalwart: http://www.google.com/profiles/climenole
larochea
18 mars 2010
13h28
Moi l’information sur le web c’est comme devenu avec les commentaires comme une discussion dans une taverne comme tu disais l’autre jour, et c’est la même chose partout exemple sur lemonde.fr , les commentaires mettent bien souvent les pendules a l’heure si la nouvelle elle même a été “butcher” , ici tes articles sont très bien explque et j’ai vu souvent des commentateurs corriger , je dirais plutôt ajouter , enrichir le sujet en question , c’est sur que quelques fois ça brasse mais l’informatique pour certains a remplacer la religion, mais bien sur tout cela est virtuel. On se bat pas pour le vrai comme dans une tavernes : bienvenues aux dames!
lol
luchio
18 mars 2010
13h51
Selon moi, Ed Bott a également une crédibilité très discutable. ZDNet reçoit énormément de fonds de publicité provenant de Microsoft. Ils ont des liens très serrés avec la compagnie (connaissent personnellement des hauts placés de la compagnie ou ont déjà travaillé pour la compagnie) et reçoivent souvent en “exclusivité” des informations, car Microsoft sait très bien qu’elle en recevra, la plupart du temps, une couverture favorable.
Je lis souvent ZDNet pour faire contre-partie à la majorité de la presse anti-Microsoft, mais ils dépassent souvent mon seuil de tolérance quant à leur manque d’objectivité.
nelson_dumais
18 mars 2010
13h53
@ Claude LaFrenière
J’aime ce “cogito ergo sum” adapté au Web 2.0: “Je fais du vacarme donc je suis”. Je l’utiliserai !
visavisquoi
18 mars 2010
13h57
@Nelson
La dernière phrase de ce billet… Est-ce pour donner un bon exemple du genre de commentaires que les “chers journalistes blogueurs” devraient évitées?
Je vous cite la définition du mot “démagogie” par le dictionnaire Robert : Politique par laquelle on flatte, excite, exploite les passions des masses. La pensée que notre premier ministre actuelle puisse s’adresser aux “passions” des masses est assez comique au départ. On peut reprocher un tas de choses à Stephen Harper mais pas ça. Écrire une telle chose démontre bien qu’il arrive à un journaliste (excellent par ailleurs) de dire n’importe quoi pourvu que cela sonne bien.
Ceci étant dit, à propos de votre chronique, tout le monde est pour la vertu et les imposteurs n’ont pas attendu l’arrivé de l’internet pour nous raconter des histoires. L’imprimerie n’était pas encore inventée que la profession avait déjà plusieurs siècles d’âge. Les anglais un dicton fort à propos à ce sujet : foul me once, shame on you, foul me twice, shame on me. Les journalistes, les blogueurs, les lecteurs, bref tout le monde devrait se le réciter au moins une fois par jour.
dalmore
18 mars 2010
14h06
Bonjour Nelson,
Tout ceci nous ramène à un récent papier : Le cul-de-sac du web 2.0.
Produire 5 à 7 papiers semaine afin de trouver sa zone de confort et maintenir un parcours sans faute, relève de l’exploit. Il y a plusieurs grosses pointures qui tournent les coins ronds.
Y a pas deux jours Radio Canada nouvelles a tenté de nous désinformer concernant la Croix-Rouge canadienne et le nombre réel de travailleurs impayés aux chantiers du tsunami de 2006. Finalement, y en avait pas de nouvelle. J’ai trouvé cela très cheap pour la Croix-Rouge. Je me demande encore quel était l’intérêt de cette pseudo nouvelle.
C’est malheureux et je crois que cela contribue au cynisme de la population, dont le mien, envers ses élites. As-tu lu les sophismes et les sornettes débités par Charest concernant les allégations de l’ancien ministre de la justice Bellemarre ?
franbot
18 mars 2010
14h20
Il s’agit d’un problème assez généralisé et qui ne concerne pas que les journalistes eux-mêmes. Un des exemples les plus flagrants du manque de professionnalisme des journaux eux-mêmes, et non de ceux qui y travaillent, est la section “sciences” de plusieurs publications. Je m’en rends compte parce que je m’abreuve à plusieurs blogues écrits par des scientifiques eux-mêmes et que je tente de lire les articles originaux lorsque le sujet m’intéresse suffisamment et le temps le permet.
La majorité des nouvelles scientifiques rapportées dans les journaux ne sont en fait que des reprises, parfois sans aucune modification, des communiqués de presse émis par les universités, ces communiqués étant rédigés par les relations publiques et non par les chercheurs. Même ici, à La Presse, j’invente le chiffre, mais je ne dois pas être trop loin de la vérité, environ 85% des “articles” scientifiques sont des dépêches de l’Agence France Presse, elles-mêmes des traductions édulcorées des communiqués originaux. Et n’importe qui a déjà comparé ce qui est dit dans un tel communiqué à l’article original sait à quel point l’étude est déformée, les résultats grossis, le titre spectaculaire et parfois tellement dans le champ par rapport à la vérité que ça en est gênant.
Ajoutez à cela que certains blogueurs utilisent ces “articles” pour y aller de leur analyse et qu’ensuite les gens commentent ladite “analyse” en y allant de leur propre (in)compréhension du sujet, et vous avez un beau cocktail d’ignorance érigée en fierté de pouvoir discuter de science comme si on savait de quoi on parlait…
Je sais que mon commentaire semble être une belle et longue digression, mais ce phénomène est un peu emblématique et on le retrouve ici même sur cyberpresse.ca. Quand des journalistes-blogueurs qui ne savent pas de quoi ils parlent se permettent d’affirmer qu’une étude qu’ils n’ont pas lue “prouve” ceci ou cela, ou que telle étude était inutile parce que, ben voyons, “ctivident”, alors qu’ils ne connaissent que dalle au sujet et à la façon dont est menée l’étude en question (méthodologie, kessé ça), ben vous vous rendez compte que les journalistes sont souvent eux-mêmes coupables d’entretenir l’ignorance. Il n’y a pas si longtemps, j’ai été censuré sur un des blogues de Cyberpresse puisque j’indiquais que le titre et le premier paragraphe induisait les gens en erreur puisqu’il faisait dire à un article quelque chose qu’il ne disait pas. Mon commentaire était poli et incluait les preuves de ce que j’avançais. Il n’a jamais été publié. J’ai envoyé un deuxième commentaire, toujours aussi poli, pour demander pourquoi il ne passait pas. Pas de réponse. Pas publié non plus.
Et ensuite, ce sont les pauvres taches qui s’y connaissent qui passent pour des ignorant puisque la majorité des gens lisent les journaux et les blogues et non les articles de revues scientifiques, ce qu’on ne peut évidemment leur reprocher puisque ce sont des trucs très techniques et que la majorité requièrent un abonnement institutionnel (l’open access fait lentement son chemin dans le monde scientifique, entre autres avec PLOS). Essayez de vous obstiner avec 5-6 personnes qui “savent” de quoi ils parlent parce qu’ils ont lu le blogue de trucmuche qui est critique culinaire s’inventant astrophysicien. Presque mission impossible.
Et tout ça, j’imagine, parce qu’à la base, on réduit les coûts (pas pour rien qu’on reprend les communiqués plutôt que d’avoir des journalistes qui lisent vraiment) et que tout le monde, journalistes y compris, pensent que leur opinion a de la valeur. Et si ce n’était pas du web 2.0, ces foutaises seraient moins disséminées. Le critique culinaire ne pondrait jamais une chronique complète qui traite d’astrophysique, ce n’est pas son mandat. Et l’employeur ne le publierait pas. Mais sur son blogue, une petite capsule ici et là….
Évidemment, ce sont-là les mauvais côtés… et le contraire est tout aussi vrai ! Des blogues tenus par des “vrais” et qui contribuent à vulgariser l’information. Malheureusement, ils ont souvent moins “d’exposure” que ceux tenus sur des sites corporatifs.
claude_c
18 mars 2010
14h25
Chose certaine, avec l’abondance d’informations rapides, et la nécessité pour le journaliste de nourrir la bête, ce dernier ne peut plus toujours être le rempart, celui qui faisait le tri des informations à relayer au lecteur/spectateur.
Le journaliste tombe sur une «nouvelle»? Vite, il la publie, quitte à se rétracter plus tard. Pas le temps d’avoir 2 ou 3 sources. C’est la course. Il faut nourrir la bête ou être mangé par elle.
C’est maintenant au lecteur d’effectuer ce tri et de contrevérifier les informations qu’il reçoit. Ou à se dire d’attendre des développements avant de conclure quoi que ce soit.
Mais tous n’ont pas cette démarche critique. Qu’on pense à tous ces canulars qui nous arrivent par courriel. Ils proviennent souvent de gens intelligents, éduqués, pourtant. Ils ne pensent même pas à effectuer une petite recherche dans Google que déjà ils alertent tout leur carnet d’adresse du danger : des aiguilles infectées ont été retrouvées plantées dans des sièges de salles de cinéma… Je la ris encore, mais c’est vraiment pas drôle.
ttc1
18 mars 2010
14h25
“Je fais du vacarme donc je suis”, merci M. LaFrenière. Elle est excellente, en effet.
Comme quoi, bien qu’on évolue techniquement, on dévolue intellectuellement.
On est parti du “Je pense donc je suis” à “Je fais du vacarme donc je suis”.
J’arrive même pas imaginer l’étape suivante.
elvince
18 mars 2010
14h27
Franco Nuovo a déjà été pris à écrire une critique d’un show de musique sans y avoir assisté. Comment il s’est fait prendre? Le show a été annulé à la dernière minute, mais Nuovo avait déjà envoyé sa critique pour publication. Le lendemain, le journal contenait une critique d’un show qui n’avait pas eu lieu.
Il s’est défendu en disant qu’il n’avait pas besoin de voir le show, qu’il pouvait critiquer selon ce qu’il connaissait du groupe. C’est un peu la même chose.
rodhot
18 mars 2010
14h29
@theknee
La façon la plus facile de se débarrasser d’un incompétent est de lui donner une promotion. Tout le monde sait ça.
@Nelson
Il suffit de devenir expert de quelque chose pour se rendre compte que les journaux ne diffusent que de l’ignorance sur le sujet. J’en sais un bout là dessus. Or si chaque expert dans sa sphère de connaissance vit la même chose que moi, presque tout ce qui est publié devient caduque. Triste constat.
franbot
18 mars 2010
14h30
Complètement HS du billet, mais pas du blogue, et en retard d’un mois, mais je ne me souviens pas que ça ait été rapporté ici : l’International Intellectual Property Alliance, basée aux U.S.A., s’oppose à l’Open Source sous prétexte que cela va à l’encontre des lois du marché et que ça mine le respect des gens pour la propriété intellectuelle (????????????).
http://scienceblogs.com/effectmeasure/2010/02/the_copyright_mafia_makes_me_s.php?utm_source=editorspicks
ghislord
18 mars 2010
14h32
Il est vrai qu’il est difficile de confirmer le bien fondé d’une information sur internet. Il est également vrai qu’il est souvent impossible de vérifier la crédibilité d’une personnalité sur internet. Il est tout aussi vrai qu’il est difficile de confirmer l’identité d’une personnalité sur internet.
Malgré tout ça, il en reste que j’y suis habitué, qu’on s’y habitue tous. Ce que je déplore le plus de l’information à l’heure du web 2.0 c’est le manque d’information concrète, prouvée et surtout non biaisée.
Rappelez-vous l’ère des journaux papiers et des stations d’information sur bande AM. À cette époque là, quelqu’un avait une nouvelle, la transmettait aux médias et eux la transmettaient à la population en copie carbone. Bien sûr il y avait certains médias qui allaient montrer la nouvelle d’un point de vue plus de gauche ou plus de droite. Mais la base de l’information était là et elle était transmise, rien de plus.
Aujourd’hui, n’importe qui peut s’improviser journaliste, expert ou connaisseur. Avec quelques connaissances en informatique, un blogue plus ou moins bien monté et une habileté à attirer les gens, quelqu’un peut se monter une bonne base de lecteurs réguliers qui croiront mordicus et contre vents et marées ce que le blogueur dit. La participation que le web 2.0 leur permet mènera à des débat, des discussions et des échanges d’opinions, parfois toutes aussi vides de sens et de preuves, soit supportées par des liens qui mèneront vers d’autres sources d’informations aussi peu fiables qui portent d’autres opinions. Et c’est ici que la différence se fait. L’information voyagée par internet est trop souvent une information d’opinion.
Certains sites (surtout les sites des médias traditionnels) ne font pas dans l’opinion. Ils ont des blogueurs mais aussi de l’information solide. Les nouveaux médias n’ont pas la crédibilité derrière eux pour me convaincre du bien fondé de l’information et traitent la nouvelle comme une tribune pour donner voix à leur vision de la chose. C’est un processus qui, par le principe du téléphone arabe, déforme la nouvelle au point de ne plus pouvoir la reconnaître et d’en perdre le message de base.
Tout ça sans compter les trolls qui tenteront par tous les moyens de faire réagir les gens ou de désinformer les gens par pur plaisir et les plusieurs canulars que l’on peut retrouver sur ce média où l’anonymat est la meilleure des armures.
Et ça, c’est mon opinion… vous voyez ce que je disais?
G!
nelson_dumais
18 mars 2010
14h39
@ visavisquoi
Touché !
nelson_dumais
18 mars 2010
14h46
@ luchio
Je sais cela. Ils sont plusieurs chez ZDNet à couvrir Microsoft, dont Ed Bott. Mais ça ne change rien au fait amené: il a fait sortir le chat du sac.
luchio
18 mars 2010
15h08
@ Nelson
Tout à fait, il a fait sortir le chat du sac, mais l’aurait-il dénoncé si ça aurait été un journaliste qui aurait critiqué Apple ou Google? On peut se poser la question.
foiouverite
18 mars 2010
16h33
@Nelson
Je sympathise avec vous.
Je pourrais vous faire parvenir un script qui peut décoder les commentaires perdus et les intégrer directement dans la base de données MySQL utilisée par WordPress, advenant que vous ayez un accès direct à cette base de données.
Un indice:
INSERT INTO wp_comments (comment_author, comment_date, comment_content, …) VALUES(…);
Je le ferais avec grand plaisir en gage de remerciement pour votre chronique que je lis régulièrement avec grand intérêt. Faites-moi signe si l’offre vous intéresse.
foiouverite
18 mars 2010
16h39
@Nelson
Vous comprendrez que mon commentaire précédent était destiné à votre sujet intitulé “Les cachettes de Google, Yahoo et Bing” et non celui-ci.
Désolé!
ruisseauchene
18 mars 2010
16h44
Je vous conseille fortement ce livre (papier…): Petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon.
Un cliché: il se passe sur le Web la même chose qu’ailleurs, mais avec plus de moyens.
nelson_dumais
18 mars 2010
17h38
@ foiouverite
Je vais transmettre votre offre aux autorités. Moi, je n’ai accès qu’à la console de mon blogue.
Merci beaucoup.
marcofsky
18 mars 2010
19h31
Oui, l’information va trop vite et elle peut perdre de sa valeur (ou toute sa valeur) en chemin…
Mais y’a pire: qu’elle ne soit plus disponible ou “préparée” par un tiers, pour servir ses fins.
Et c’est ce que le gouvernement Haper fait en ce moment même avec les ministères fédéraux. Les chercheurs d’Environnement Canada, par exemple, ne peuvent plus publier les résultats de leur recherche ou parler à quiconque de la presse ou autres médias sans obtenir la permission des relationnistes du bureau du “Premier”. La situation est la même dans d’autres ministères et les fonctionnaires sont muselés. (je ne la trouve pas, mais une émission de la SRC, “Enquête”, a traité de ce sujet récemment.)
D’ailleurs, Gomery avait fait la démonstration du danger d’ingérence du pouvoir législatif (politiques du parti au pouvoir, bureau du Premier Ministere et Conseil Privé) dans le pouvoir exécutif (les ministères et leurs fonctionnaires) – avec les résultats qu’on a connus.
Or, depuis l’arrivée de Harper, cette ingérence n’est plus un pied dans la porte des ministères, c’est la botte de fer au-dessus de l’immeuble, carrément!
Nous vivons l’une des pires périodes pour la liberté d’expression au Canada – parlez-en aux fonctionnaires, lisez, regardez… C’est pas joli… pas joli dutout!
Le Devoir
La Gazette
ericlesportif
18 mars 2010
21h54
Bon article Nelson!
Difficile de cerner la vérité du profond de la banlieue O:)
Et pour les amateurs de la pomme:
TCO: New research finds Macs in the enterprise easier, cheaper to manage than Windows PCs
http://blogs.zdnet.com/Apple/?p=6294&tag=nl.e539
Faut toujours vérifier à deUx ou trois sources selon moi.
NYTimes Tecno et CNET sont aussi comparables
Continue ton bon travail mais va prendre une marche au grand air de temps en temps
marcofsky
19 mars 2010
00h14
Erratum:
- “Harper” et non “Haper”
- “bureau du Premier Ministre” et non “bureau du Premier Ministere”
…sorry
codex
19 mars 2010
07h20
ericlesportif
David Morgenstern est un Evangeliste Mac …
Selon une étude de recherche indépendante …
The Enterprise Desktop Alliance (EDA) is a consortium of enterprise software vendors, engaged in the promotion of wider usage of Macs in Windows-dominant environments. Founding members include: Atempo, Centrify, Group Logic, LANrev, and Parallels.
http://en.wikipedia.org/wiki/Enterprise_Desktop_Alliance
c’est risible !
mattgilles
19 mars 2010
09h15
@ lordcraft
J’ai aussi remarqué que les textes de l’Agence France-Presse sont vraiment, mais vraiment mauvais. Truffés d’erreurs, de commentaires insignifiants, parfois on lit le texte et on ne comprend même pas ce qu’ils veulent dire (et j’ai été aux études supérieures, donc j’ose espérer que ce n’est pas moi qui est trop idiot pour comprendre!). Vous remarquerez que ça arrive souvent quand ils parlent d’une étude scientifique qui a été publiée en anglais. Je crois qu’ils n’ont pas les connaissances pour lire des textes scientifiques et qu’ils n’ont pas une assez bonne connaissance de l’anglais…
Quand on a la chance de mettre des commentaires, je ne me gêne pas, mais ils ne sont jamais publiés…
Depuis quelques temps il y a des textes semblables de RelaxNews, on croirait que c’est la même compagnie tellement c’est mal fait.
Le pire: AFP est la propriété du gouvernement français (ou du moins l’était jusqu’à récemment). Tolérerait-on que Radio-Canada publie des niaiseries ou des textes tout croches?
alexanticosti
20 mars 2010
09h27
Tout ce qui est vrai est faux ! Ce n’est pas de Big Brother mais de moi. M’enfin. Je m’en suis servi beaucoup avec les enfants, pour leur apprendre à décoder les médias. Prenez un exemple fort; comment Al Jazeera, Fox News et RDI ont couvert les événements du 11 septembre mettons. Tous ont fait appel à leur journalistes, aucun n’a sciemment menti et ont rapporté la nouvelle professionnellement. Aviez-vous remarqué des différences ?
Parfois certains étirent l’élastique et finissent par se convaincre que même s’il n’ont pas vu un événement ils sont capables d’en parler avec honnêteté… Triste.
Les vrais de vrais comme Nelson ont les mains pleines de cambouis et une caisse de 12 roulée dans la manche de leur T-shirt (dixit Jim Corcoran)
@ elvince
Même quand il l’a vu, sa critique d’un show ne vaut pas chère ! (Hé qu’chu méchant).
Alex.
dc0dr
26 mars 2010
15h40
@Nelson Dumais et theknee
http://www.conseildepresse.qc.ca/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=33&Itemid=155&lang=fr&did=1232&limitstart=0