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Tristan Péloqin

Archives : Juillet 2007

 

Lundi 30 Juillet 2007, 17h34

Quand un pédophile devient blogueur

C’est la recette pour mettre des millions de parents sur le gros nerf. Aux États-Unis, un désaxé mental anciennement de la région de Seattle, Jack McClellan, a lancé il y a quelques mois un blogue dans lequel il dissertait régulièrement sur ses penchants pédophiles, décrivant crument comment telle ou telle fillette l’excitait au plus haut point.

Dégueulasse, dites-vous ? Oui, mais ce n’est encore rien. McClellan a poussé son oeuvre jusqu’à mettre en ligne des photos non sexuelles de jeunes filles toutes habillées, prises un peu partout dans la ville, auxquelles il donnait une note sur cinq (un coeur, deux coeur, trois coeurs…, selon ses préférences). Il décrivait aussi quels étaient les meilleurs endroits pour voir des enfants jouer sans surveillance.

Les autorités ont voulu fermer le site.

Mais comme on n’y trouvait aucune photo illégale, et que McClellan n’a pas de dossier criminel lié à des activités pédophiles, elles n’ont pu rien faire. L’hébergeur du site, aux Pays-Bas, Le gestionnaire du nom de domaine, Network Solutions, a néanmoins fini par “tirer sur la plogue”.

Sous intense pression de groupes de parents, McClellan, un chômeur de 45 ans qui vit de prestations d’aide sociale, a fini par déménager en Californie. Mais il n’a pas réussi à se fondre dans la masse pour autant. Car voyez-vous, devant l’incapacité de la Justice de mettre fin aux activités du désaxé, des groupes de “cybervigilantes” ont vu le jour. Des bénévoles le suivent à la trace, partout où il va. Sur des dizaines de sites, comme peachheadfamilies.com, une petite armée de mamans en colère s’occupe de diffuser l’information. Un papa a aussi lancé le www.jackmcclellan.com, un site anti Jack McClellan, qui rapporte tout ce qui se dit sur lui. Et depuis peu, des clips amateurs au sujet de McClellan pullulent sur YouTube

Le bonhomme est traqué, littéralement. Jeudi dernier, quand McClellan s’est rendu à la bibliothèque municipale de Santa Monica, une maman s’est empressée de le faire savoir à un maximum de personne. L’info a vite circulé sur la Toile, et a été reprise par plusieurs médias nationaux. La police de Santa Monica a immédiatement diffusé un avis, invitant les parents du secteur à être prudents.

Bref, acculés au pied du mur, les parents ont trouvé une façon de se faire eux-même justice. Une justice de fortune, qui pourrait malheureusement vite déraper.

Est-ce possible au Canada ?

Maintenant, si vous vous demandez si une telle horreur est possible au Canada, j’ai des mauvaises nouvelles pour vous. J’ai fait des vérifications auprès d’un spécialiste en cybercriminalité, que je ne peux malheureusement pas citer. Ses conclusions préliminaires: tout comme aux États-Unis, la loi canadienne sur la pornographie juvénile précise que les photos qu’on trouve sur des sites du genre doivent être explicitement sexuelles pour être considérées comme du contenu pornographique.

Une décision de la Cour suprême - l’arrêt Hamilton, qui traitait d’un site sur lequel un homme incitait les internautes à faire des fraudes par carte de crédit - pourrait toutefois être invoqué ici. Les autorités pourraient soutenir que le discours tenu par McClellan sur son blogue est une incitation à la pédophilie. Une approche cependant un peu complexe, à première vue, et qui ne permettrait probablement pas aux policiers d’agir très rapidement.

Au Québec, la Charte des droits et libertés vient ajouter un minuscule rempart. La Cour suprême, dans un arrêt contre le défunt magazine Vice-Versa, sur la base de la Charte, a statué que toute personne a le droit à la sauvegarde de son image. Il est donc interdit de publier des photos d’une personne sur un site web sans son consentement. Mais comme la Charte n’a pas de portée criminelle, les seuls recours possibles sont civils. En d’autres mots, une victime québécoise de Jack McClellan ne pourrait que le poursuivre pour quelques milliers de dollars en dommages.

Rien de trop rassurant. Désolé d’être si glauque…

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Lundi 30 Juillet 2007, 10h13

Un smoothie d’iPhone, 901$

Dans la catégorie “informations futiles mais savoureuses”, je vous souligne que le iPhone pulvérisé par Tom Dickson dans un malaxeur BlendTec, dans le cadre de la série “Will it Blend?”, s’est envolé hier pour 901$ US sur eBay.

Le lot comprenait: les restes froids du iPhone authentique, broyés en fine mouture; un DVD des 50 premiers webisodes de “Will it Blend?”, gracieusement autographié par Tom Dickson; un t-shirt “Tom Dickson is my homeboy”; et un malaxeur Blentec, pour recréer à la maison toutes les belles expériences de la série.

Un usager du nom de newmediaventures a remporté la mise.

901$ US pour tout ça. Vraiment, où va le monde ?

Pour ceux que ça intéresse, pour son plus récent clip, Tom Dickson s’est attaqué à une poignée de briquets Bic. Très instructif.

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Vendredi 27 Juillet 2007, 10h21

Les ti-minous de Stephen Harper

C’est à croire que Stephen Harper cherche tellement à plaire qu’il en est rendu à surfer sur la frénésie Facebook en lançant son propre site de réseautage social… pour animaux (?!?)

Ça fait des mois que ça dure. Sur la très sérieuse page web du premier ministre et du «Nouveau gouvernement du Canada», un lien intitulé «Zone familiale» mène sur une section nous informant que la famille Harper «est fière de participer au programme préadoption (sic.) de la Société protectrice des animaux d’Ottawa-Carleton.» Le lien est tout juste en-dessous de celui menant vers l’histoire des premiers ministres canadiens depuis John A. MacDonald. On y apprend, entre autres, que «Laureen and Stephen (sic.) ont servi de foyer d’accueil à un grand nombre de chats au cours de la dernière année. À n’importe quel moment, leur famille s’est occupée de plusieurs chats à leur résidence à Ottawa.»

La grande nouveauté: depuis quelques jours, des profils détaillés d’animaux abandonnés figurent sur la page, nous apprend le blogueur conservateur Stephen Taylor.

Je vous jure, on dirait une imitation de Facebook.

Mais contrairement à Facebook, qui est in english only (a true shame) les profils de ti-minous du site du PM sont bilingues.

Tellement bilingues, que même le nom des animaux est traduit !

Allez, dites-moi, quel nom préférez-vous ? Harley the cat ou Dylan le chat ?

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Tristan Péloquin

Depuis le jour où il s’est branché pour la première fois sur un babillard électronique, Tristan Péloquin est passionné par le cyberespace et les phénomènes sociaux qui s’y déroulent... Lire la suite »

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