Archives : Août 2007
Vendredi 31 Août 2007, 11h31
Un candidat libéral dans Second Life. N’importe quoi !
Je suis le premier à être enthousiasmé par les nouvelles bébelles technologiques. Mais Second Life, cet univers virtuel doté d’une économie bien réelle, pu capable.
Le Devoir, qui a envoyé un journaliste couvrir à quel point il ne se passe rien dans Second Life, nous révélait cette semaine qu’un Québec virtuel vient d’y voir le jour. Sur une île, une copie du Château Frontenac et du Marché Bonsecours sont apparus, gracieuseté de Christophe Mary, un développeur à qui j’ai parlé il y a quelques mois. J’ai visité, peu après cette discussion, le fameux château Frontenac virtuel. Tellement plein de bugs que mon ordinateur plantait à chaque fois que j’entamais la visite virtuelle.
Le Devoir nous apprend par ailleurs que le candidat libéral fédéral de Lévis-Bellechasse, Simon Turmel, s’y téléportera samedi (demain) pour parler du controversé projet du port méthanier Rabaska.
On ouvre les paris ? Combien de monde iront l’écouter faire son speech ? Combien vont installer Second Life sur leur ordi, se créer un avatar, apprendre les rudiments du “métaverse” et se rendre à la conférence de M. Turmel ? Deux ? Trois ? Chose certaine, ça ne dépassera pas 72, les serveurs de Second Life ne peuvent accueillir plus de monde simultanément au même endroit… Méchante assemblée populaire !
Je l’avoue, je me suis moi-même laissé embarquer dans le hype de Second Life à ses débuts. Mais je n’y crois plus, mais plus du tout. D’abord, à cause de cet article de Wired, qui nous explique à quel point les Coca-Cola, Reebok, American Apparel, NBA et autres multinationales du monde réel qui s’y sont installées pour faire du marketing se plaignent à quel point leurs installations sont désertées par les résidents. Y’a pas un chat qui vient les voir. Un échec monumental, pour des investissements pourtant importants.
S’ajoute cette faillite prévisible de Ginko Financial, un banque virtuelle où les gamblers virtuels de Second Life déposaient leur vrai fric virtuel dans des comptes virtuels leur assurant… une sécurité virtuelle. Quand Second Life, voyant le désastre poindre, a interdit le gambling, fermé tous les casinos virtuels du jeu et invité le FBI à enquêter sur le phénomène, Ginko a immédiatement connu la débâcle. Collectivement, les utilisateurs qui ont fait confiance à Ginko ont perdu 750 000$ US, en dollars bien réels.
Sans oublier cet article de Reuters, qui nous apprend que Second Life injecte régulièrement des nouvelles devises dans l’économie pour éponger des déficits. Rassurant, non ?
Ah, oui, j’oubliais. Second Life est aussi l’univers virtuel le plus kétaine qui m’ait été donné de voir. Quand on s’y rend, on a l’impression de jouer à un jeu vidéo de 1999. C’est plus laid que Doom. Les décors prennent un temps fou à charger. Et franchement, il n’y a pas grand-chose à y faire, sinon visiter un gros Chateau Frontenac désert en carton, ou mieux, suivre un cours au Collège Lasalle.
Ça vous tente ?
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Jeudi 30 Août 2007, 13h33
Petite leçon de vie pour les braqueurs de dépanneurs du dimanche. L’époque du bas de nylon sur la tête et des menaces à la pointe du fusil est révolue. Aux États-Unis, le FBI enquête sur une série de vols qualifiés vraisemblablement effectués dans des commerces de détail grâce à internet.
Selon cet article, le pattern est toujours le même. Une personne appelle au téléphone et menace de faire exploser une bombe dans le commerce si la caissière ne transfert de plusieurs milliers de dollars dans un compte par Western Union. L’arnaque s’est produite jusqu’à maintenant dans 15 magasins, surtout des épiceries, munis de terminaux pour envoyer de l’argent par internet.
Dans au moins un cas, en arrivant sur place, les policiers ont constaté que les otages avaient été forcées de se déshabiller. Ils ont été retrouvés complètement à poil.
Les enquêteurs essaient maintenant de déterminer si le voleur, qui semble agir de l’extérieur des États-Unis, est parvenu dans certains cas à hacker le système de vidéosurveillance des magasins.
“D’emblée, l’appelant a réussi à donner l’impression aux employés qu’ils étaient observés. “Après quelques instants, ils sentaient que l’homme arrivait à deviner les faits et gestes des employés, ou encore qu’il savait à quoi ils ressemblaient et comment ils réagissaient à l’appel”, explique dans l’article un policier.
Voilà une technique que les frères Hilton auraient eu avantage à connaître avant de commettre leur célèbre braquage du Dunkin Donuts de Pointe-Claire, en mai 1991. Malheureusement pour eux, internet n’existait pas vraiment à cette époque.
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Mercredi 29 Août 2007, 14h36
Pauvre Miss Teen South Carolina. Lâchez-la un peu…
La pauvre fille est devenue, à cause de YouTube, la risée de la planète. Vraiment, je mets le clip en ligne juste au cas où vous ne feriez pas partie des 28 millions d’internautes qui l’ont déjà vu.
Question: Recent polls have shown a fifth of Americans can’t locate the U.S. on a world map. Why do you think this is?
“I personally believe that U.S. Americans are unable to do so because, um, some people out there in our nation don’t have maps and, uh, I believe that our, uh, education like such as, uh, South Africa and, uh, the Iraq and everywhere like such as, and I believe that they should, uh, our education over here in the U.S. should help the U.S., uh, should help South Africa and should help Iraq and the Asian countries, so we will be able to build up our future.”
Bon, ok, j’admets que la réponse est un peu déconcertante. Toujours est-il que la pauvre Miss Teen South Carolina, humiliée sur la place publique depuis vendredi, ne méritait pas qu’on l’enterre encore plus. Or c’est tout le contraire qui se produit.
Sur YouTube, des dizaines de parodies sont apparues.
Un site - www.MapsForUS.org - a vu le jour expressément pour aider les petits enfants américains, “dirakiens” et sud-africains à retrouver leur pays sur une carte, à la suite des déclarations de Miss Teen.
Le blogue BoingBoing a publié une carte de métro résumant de façon très baveuse la pensé de l’adolescente.

Même CNN s’est payé le nom de Miss Teen South Carolina sur Google pour créer une publicité menant les internautes sur son site Web.
Je suis scandalisé. Et je vous renvoie la question. Vous, qu’auriez-vous répondu si on vous avait posé la colle suivante ?: “Des récents sondages ont démontré que le cinquième des Américains n’arrivent pas à localiser les États-Unis sur une carte du monde. Pourquoi, selon vous ?”.
Tristan Péloquin
Depuis le jour où il s’est branché pour la première fois sur un babillard électronique, Tristan Péloquin est passionné par le cyberespace et les phénomènes sociaux qui s’y déroulent... Lire la suite »
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