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Tristan Péloqin

Archives : Août 2008

 

Vendredi 29 Août 2008, 18h31

Nikon D90: une révolution dans le monde des réflex

Dans la catégorie “J’en veux un, j’en veux un”:

Nikon vient d’annoncer son D90, le premier réflex numérique semi-professionnel (DSLR) capable de faire de la vidéo — en haute définition, svp !

Comme bien des photographes amateurs, je l’attendais depuis longtemps, cette petite révolution. Une révolution, parce que jusqu’à maintenant, seuls les petits appareils automatiques “point-and-shoot”, dont la qualité des photos est à des années lumières de celles des réflex, pouvaient faire de la vidéo. Les réflex, à cause du système de visée “à travers la lentille” et de l’obturateur, ne le permettaient pas.

Le D90, qui coûtera environ 1000$, permettra de faire des clips en HD720 p, à 24 images secondes (d’une durée maximale de cinq minutes). On pourra filmer aussi bien avec une lentille grand-angle qu’avec un zoom ou une lentille fixe à très longue focale. Tous les principes photographiques que permettent les réflexes - contrôle de la profondeur de champ, contrôle de la lumière, etc - fonctionneront aussi en mode vidéo.

Bien sûr, le son n’est pas stéréo, puisqu’aucun micro ne peut être branché au boitier. Autre détail un peu frustrant: oubliez l’autofocus. Seul le focus manuel sera possible lors de l’enregistrement d’un clip. Mais pour des photojournalistes et les photographes professionnels, l’arrivée de ce joujou, et surtout des versions haut de gamme qui suivront, ouvre de toutes nouvelles perspectives. Faire de la photo de haute qualité et de la vidéo avec un même appareil est un vieux fantasme des “shutterbugs”.

Mon collègue Martin Tremblay, éminent photographe à La Presse, attend un appareil démo d’une semaine à l’autre. Selon ce que lui a dit un contact bien informé, Canon préparerait une réplique.

Sur le site du New York Times, David Pogue fait une excellente critique. Il affirme que la qualité des photos, prises par un capteur de 12 méga-pixels, reste excellente. Cnet fait aussi une bonne critique ici.

Je vous propose aussi deux clips tirés de YouTube, question de vous donner l’eau à la bouche.

Et quant à y être, aussi bien publier cette petite annonce:

Joli boitier Canon 20D à vendre. Acheté il y a trois ans. Vient avec deux lentilles Canon L et deux flashs. En excellente condition. Raison de la vente: désir irrépressible de changer d’appareil. Contactez: l’auteur de ce blogue.

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Jeudi 28 Août 2008, 9h23

Québec poursuivi par des défenseurs de l’Open Source

Une OSBL montréalaise vient d’intenter une poursuite en Cour supérieure contre le gouvernement du Québec, qu’elle accuse d’agir illégalement en achetant des logiciels sans d’abord évaluer les alternatives “open source”.

FACIL, qui a ses bureaux à Montréal, souhaite que la Cour oblige le gouvernement à lancer des appels d’offres avant de passer à la caisse.”Quand on regarde les mises à jour que fait le gouvernement, on voit que dans bien des cas, c’est pour Microsoft Office ou Windows Vista. Or, il y a toutes sortes d’alternatives gratuites et ouvertes à ces logiciels”, explique Mathieu Lutfy, président de l’OSBL. On pense évidemment ici à Open Office, une suite de bureautique complète qui fonctionne à merveille et qui ressemble en tout points à MS-WORD, et dont se privent inutilement des millions de personnes.

FACIL se réfère plus particulièrement à 7 gros contrats totalisant 10,7 millions qui ont été attribués depuis février 2008 à Microsoft sans appel d’offre.

La poursuite est la deuxième à être déposée contre Québec depuis le début de l’année en lien avec des logicielslibres. En mars, mon collègue Denis Lessard écrivait sur une poursuite intentée contre la Régie des rentes par Savoir-Faire Linux, après que l’organisme gouvernemental ait fait migrer sans appel d’offres son parc d’ordinateurs vers Windows Vista.”Le but de cette première poursuite de Savoir-Faire Linux était de pousser le gouvernement à faire plus d’appels d’offres. Malheureusement, ça a eu l’effet contraire, affirme Mathieu Lutfy. Le gouvernement utilise mainantenant une nouvelle loi qui rend encore plus opaque le fonctionnement et permet l’achat de matériel sans même faire d’appels d’offres. Il lui suffit maitnenant de faire un avis d’attribution, et le contrat est accordé. S’il y avait au moins un processus d’appel d’offres, on pourrait au moins contester et faire valoir nos points”, déplore le président de FACIL.

En Europe, plusieurs pays ont des politiques qui obligent leurs gouvernements à utiliser des logiciels libres. C’est notamment le cas des pays-bas, qui ont adopté une politique dite du “comply or explain“: par défaut, le gouvernement doit se procurer des logiciels ouverts, et s’il ne le fait pas, il doit expliquer quelles sont ses raisons.

*** Précision: dans une version précédente de ce billet, j’écrivais que Fabian Rodriguez, un employé de Canonical, l’entreprise derrière le système d’exploitation Ubuntu, est membre du conseil d’administration de FACIL. M. Rodriguez tient à préciser qu’il a démissionné de son poste au sein de FACIL. Il ajoute que son implication au sein de l’OSBL était entièrement personnelle, et n’a rien à voir avec son emploi chez Canonical. Mes excuses.

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Mardi 26 Août 2008, 14h14

“Discriminatoire et arbitraire”, le throttling

Alors qu’on attend toujours ici la décision du CRTC au sujet du “throttling”, cette pratique mise de l’avant par Bell Sympatico pour limiter la vitesse de transfert sur internet données envoyée par le protocole BitTorrent, le FCC américain vient de se positionner.

Le “throttling”, ou étranglement des réseaux, en bon français, est une pratique “discriminatoire et arbitraire“, estime l’organisme de régulation américain dans une décision touchant le fournisseur Comcast. Dans son jugement, qu’on peut trouver ici, le FCC reconnaît que les opérateurs de réseaux n’ont pas le choix d’exercer un certain contrôle sur les données qui circulent. Mais l’étranglement, qui vise uniquement les données échangées via BitTorrent, un protocole largement utilisé pour le piratage, n’a pas raison d’être.

“Comcast ouvre les enveloppes de ses clients pour pouvoir livrer son courrier en se basant sur ce qu’elles contiennent plutôt que sur l’adresse ou le type de timbre qui y est apposé”, illustre le FCC.

“Cette pratique n’est pas “minimalement intrusive”, mais invasive et discriminatoire”, estime le FCC. L’organisme déplore que tout cela se faisait de façon plus ou moins obscure pour les clients.Comcast a 30 jours pour cesser de faire de l’étraglement contre les données circulant via BitTorrent et se conformer à la lettre à la décision. L’entreprise devra aussi révéler en détail comment elle appliquait l’étranglement, en plus d’expliquer à ses clients quelles seront à l’avenir ses pratiques de contrôle sur son réseau.

Fini, l’époque où les fournisseurs américains pouvaient se contenter d’écrire dans leurs contrats que “des limitations peuvent s’appliquer”. En vertu du jugement, ils devront maintenant expliquer aux clients exactement dans quelles circonstances leurs téléchargements peuvent être ralentis.

Pour Comcast, c’est ce qu’on appelle se faire débouter.

J’ai bien hâte de voir si le CRTC sera aussi raide avec Bell. Patience: la décision est prévue pour la mi-octobre.

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Tristan Péloquin

Depuis le jour où il s’est branché pour la première fois sur un babillard électronique, Tristan Péloquin est passionné par le cyberespace et les phénomènes sociaux qui s’y déroulent... Lire la suite »

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