Archives : Avril 2009
Jeudi 23 Avril 2009, 11h25
Potins Apple : pas de iPhone pour Bell et Telus

C’est plutôt rare qu’Apple parle ouvertement de stratégie. Mais le chef des opérations de l’entreprise, Tim Cook, a tout de même fait une déclaration intéressante hier, lors de l’annonce des résultats du deuxième trimestre.
L’aveu: Apple n’a absolument pas l’intention de créer une version du iPhone compatible avec le réseau CDMA de Verizon. Chez nous, les antennes de Bell et de Telus utilisent précisément le même système, créé par Qualcomm, et que plusieurs disent en voie de disparaître. Le réseau de Rogers, comme c’est le cas pour la vaste majorité des fournisseurs de téléphonie cellulaire dans le monde, roule sous le système GSM, plus moderne.
« Nous avons choisi dès la création du iPhone de nous concentrer sur un téléphone pour la planète entière. Il n’y aura pas vraiment d’avenir pour le système CDMA à partir d’un certain point », a-t-il déclaré lors d’une conférence téléphonique.
On savait déjà qu’Apple n’était pas chaude à l’idée de créer un iPhone pour CDMA, mais l’entreprise n’avait jamais été aussi catégorique. À cet égard, la stratégie d’Apple est d’ailleurs très différente de celle de Research in Motion, qui adapte la plupart de ses appareils pour les rendre disponibles avec les réseaux CDMA, et qui crée même des appareils exclusivement pour ces réseaux (le BlackBerry Storm, notamment).
Avec cette déclaration de M. Cook, Bell et Telus peuvent donc définitivement mettre une croix sur le iPhone… à moins qu’ils ne changent rapidement leur technologie. Et ça, ce n’est pas impossible.
Lire les commentaires (40) | Commenter cet article
Mardi 21 Avril 2009, 22h39
(Adieu web 2.0) L’ère du web 3.0 commence
Ce n’est qu’un premier balbutiement, mais peut-être bien le début d’un nouveau langage web. Google Labs a dévoilé aujourd’hui l’application O3D, une nouvelle interface de programmation (API) permettant la création de contenu en 3D pour les pages web.
Il s’agit d’une application ouverte, lancée par Google dans le but de créer des standards de programmation pour le web 3D. Google met ainsi son grain de sel dans une grande aventure démarrée par le consortium Khronos. À terme, Google imagine pouvoir s’en servir pour créer des versions web de ses logiciels Google Earth et SketchUp. Au tour maintenant des développeurs web d’imaginer des milliers d’autres applications 3D, dans le genre Second Life.
Voyez ce clip, où l’univers 3D se déroule entièrement dans Safari. Du joli !
Vous pouvez en faire l’expérience sur votre propre ordi. Mais je dois avouer que sur le mien, le rendu est plutôt décevant. J’ai soudainement senti la même frustration que lorsque, à l’époque, dans ma sombre chambre de résidence du cégep de Valleyfield, j’avais eu l’idée d’installer Doom II sur un 386 avec 256 kb de mémoire vive.
La belle île paradisiaque défile par saccades, et la page web pèse… 18 mégaoctets ! Assez pour faire chauffer le processeur de mon pauvre Mac et faire tourner le ventilateur à plein régime.
On est encore loin du but. Mais le projet du web 3.0 n’en est pas moins intéressant.
Puisque je ne connais à peu près rien à la programmation, je vais m’adresser aux développeurs web. Voyez-vous dans ce nouveau bidule signé Google une avancée ? Peut-on vraiment commencer à réfléchir à ce que sera le web 3.0 avec cette interface de programmation ? Peut-on croire que, dans un horizon de cinq ou six ans, quelque chose de bon sortira de cette aventure ?
Lire les commentaires (35) | Commenter cet article
Lundi 20 Avril 2009, 8h01
Alors que les utilisateurs de sites bittorrent digèrent peu à peu la condamnation des responsables du mythique Pirate Bay par la justice suédoise, les réflexions abondent sur le web quant au sens qu’il faut donner à cette affaire.
La première réflexion, juste et implacable, est de dire que le combat est loin d’être gagné pour l’industrie des droits d’auteur. The Pirate Bay devra peut-être baisser pavillon, mais les pirates restent nombreux. Les ISOhunt, Mininova et Demonoid de ce monde continuent d’ailleurs allègrement de voguer sur l’océan des contenus. Et même s’ils étaient, eux aussi, frappés par des accusations en justice, le piratage ne cesserait pas pour autant, puisque les trackers pirates ne sont que des outils très faciles à contourner. Forbes avance même ici que Google et Yahoo!, bien involontairement, pourraient prendre le relai des trackers qui tomberaient au combat.
Faites vous-même le test : tapez « Wolverine Torrent » dans Google, et vous tomberez sur des dizaines de liens vous permettant de télécharger la version pirate de X-men Origins : Wolverine. Voyez ici, sur Google Trends, cette méthode alternative de piratage gagne en popularité.
Sur Slashdot.org, je suis aussi tombé sur cette critique plutôt intéressante des « sites pirates ». L’auteur du billet, un homme d’affaires qui a exploité un label de musique aujourd’hui fermé, affirme que malgré leur discours favorable à la gratuité totale et à la mort du principe du droit d’auteur, les sites pirates ont totalement raté leur coup. Les pirates ne cessent de vanter les artistes qui décident de distribuer des œuvres libres de droits. Le hic, c’est que dans le top 100 des œuvres les plus téléchargées sur The Pirate Bay, on ne trouve en fait aucune œuvre libre de droit. « La conclusion qu’on doit tirer, c’est que les « pirates » sont tout aussi sensibles aux efforts de marketing déployés par les principaux labels que l’est le reste de la population. Même s’il se trouve des milliers et des milliers d’artistes qui demandent rien de mieux que leur musique soit échangée librement, leurs œuvres sont largement ignorées du grand public (et des sites pirates).»
On en revient toujours au même point : si une œuvre est disponible gratuitement grâce aux réseaux pirates, personne n’a envie de payer pour l’acquérir. Normal. Le problème, c’est que, pour que les pirates soient conscients de son existence, quelqu’un, quelque part, a dû payer une petite fortune en publicité pour que l’oeuvre jouisse d’une certaine notoriété. Tôt ou tard, il faudra reconnaître que cela, ne serait-ce que cette petite partie de coût total de production, a un prix.
Tristan Péloquin
Depuis le jour où il s’est branché pour la première fois sur un babillard électronique, Tristan Péloquin est passionné par le cyberespace et les phénomènes sociaux qui s’y déroulent... Lire la suite »
10 derniers articles
06/05 | |
04/05 | |
03/05 | The Pirate Bay dans le collimateur de la Justice italienne ? |
23/04 | |
21/04 | |
20/04 | |
16/04 | |
14/04 | |
08/04 | |
06/04 |
10 derniers commentaires
11h49 | |
20h57 | |
14h48 | |
07h35 | |
07h28 | |
06h34 | |
22h02 | |
21h59 | |
16h27 | |
16h16 |