Lundi 20 Avril 2009, 8h01
Réflexions sur The Pirate Bay
Alors que les utilisateurs de sites bittorrent digèrent peu à peu la condamnation des responsables du mythique Pirate Bay par la justice suédoise, les réflexions abondent sur le web quant au sens qu’il faut donner à cette affaire.
La première réflexion, juste et implacable, est de dire que le combat est loin d’être gagné pour l’industrie des droits d’auteur. The Pirate Bay devra peut-être baisser pavillon, mais les pirates restent nombreux. Les ISOhunt, Mininova et Demonoid de ce monde continuent d’ailleurs allègrement de voguer sur l’océan des contenus. Et même s’ils étaient, eux aussi, frappés par des accusations en justice, le piratage ne cesserait pas pour autant, puisque les trackers pirates ne sont que des outils très faciles à contourner. Forbes avance même ici que Google et Yahoo!, bien involontairement, pourraient prendre le relai des trackers qui tomberaient au combat.
Faites vous-même le test : tapez « Wolverine Torrent » dans Google, et vous tomberez sur des dizaines de liens vous permettant de télécharger la version pirate de X-men Origins : Wolverine. Voyez ici, sur Google Trends, cette méthode alternative de piratage gagne en popularité.
Sur Slashdot.org, je suis aussi tombé sur cette critique plutôt intéressante des « sites pirates ». L’auteur du billet, un homme d’affaires qui a exploité un label de musique aujourd’hui fermé, affirme que malgré leur discours favorable à la gratuité totale et à la mort du principe du droit d’auteur, les sites pirates ont totalement raté leur coup. Les pirates ne cessent de vanter les artistes qui décident de distribuer des œuvres libres de droits. Le hic, c’est que dans le top 100 des œuvres les plus téléchargées sur The Pirate Bay, on ne trouve en fait aucune œuvre libre de droit. « La conclusion qu’on doit tirer, c’est que les « pirates » sont tout aussi sensibles aux efforts de marketing déployés par les principaux labels que l’est le reste de la population. Même s’il se trouve des milliers et des milliers d’artistes qui demandent rien de mieux que leur musique soit échangée librement, leurs œuvres sont largement ignorées du grand public (et des sites pirates).»
On en revient toujours au même point : si une œuvre est disponible gratuitement grâce aux réseaux pirates, personne n’a envie de payer pour l’acquérir. Normal. Le problème, c’est que, pour que les pirates soient conscients de son existence, quelqu’un, quelque part, a dû payer une petite fortune en publicité pour que l’oeuvre jouisse d’une certaine notoriété. Tôt ou tard, il faudra reconnaître que cela, ne serait-ce que cette petite partie de coût total de production, a un prix.
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37 commentaires | Permalien | Publié par Tristan Péloquin dans Général
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patricte
Le Lundi 20 Avril 2009
Qui que ce soit qui tente de justifier “éthiquement” le piratage le fait pour se donner bonne conscience…
Tous ceux qui sont “pour” sont des pirates qui ne veulent pas remettre en question les avantages que ça leur procure, et trouvent des arguments pour justifier leur comportement… plutôt que de se faire une opinion après avoir étudié les trois côtés de la médaille.
Mercador
Le Lundi 20 Avril 2009
Celui qui n’a jamais téléchargé rien d’illicite tire la première pierre.
barbe-et-hache
Le Lundi 20 Avril 2009
Je pense pas que les pirates cherchent a se donner bonne conscience. Ils savent que ce qu’ils font n’est pas légal mais n’ont souvent pas les moyens d’accéder légalement à de tels contenus. En tout cas c’était mon cas durant mes études.
Maintenant je paye tout mais je n’écoute plus que de la musique de label indépendant que j’achette 0.30$ la toune sur internet.
angedelamort
Le Lundi 20 Avril 2009
Je crois que la façon de voir comment évolue le web démontre bien que le système actuel d’affaire n’est plus adéquois. Je ne crois pas qu’on puisse arrêter le piratage. Ça va devenir de plus en plus facile pour mr et mme tout le monde de trouver ce qu’ils veulent. La distribution des oeuvres artistiques n’auront d’autres choix que de devenir gratuits et accessibles pour tous. Les grosses compagnies de distribution deviendront désuètes et inutiles si elles ne s’adaptent pas à la situation courrante. Même chose pour les journaux papier. C’est pourquoi certains deviennent de plus en plus accessible électroniquement et gratuitement.
Pour les films, les gens voudront fort probablement toujours se déplacer pour aller les voirs, puisque l’expérience cinématographique au cinéma est différent de celui devant son ordinateur ou sa télévision. Même chose pour les spectacles de musique. Mais la différence est que les gens vont se déplacer seulement pour ce qui en vaux la peine. Donc, malgré que le piratage soit une mauvaise chose en ce moment, ça va sûrement aider à faire avancé la société.
sarcasme
Le Lundi 20 Avril 2009
Peut-être que lorsque les artistes arrêteront de se faire voler par leurs maisons de disques respectives les gens décideront de les encourager en achetant leur disque.
Dan Bigras avait déjà mentionné qu’il a gagné plus d’argent en chantant le Slogan de Canadian Tired qu’avec les ventes de ses disques. Et que dire d’Éric Lapointe qui n’a gagné que 10 000$ dollars pour les ventes de son premier album, qui est certifié double platine.
Et saviez-vous que l’on paie une redevance pour chaque CD vierge que l’on achète au Canada? hyperlien
MadMAf
Le Lundi 20 Avril 2009
L’un de mes rêves est de copier le travail de ceux qui font du piratage, disons le travail comptable d’un CGA qui downloade régulièrement, et lui en priver les revenus d’emplois.
Bref, tu fais 85 000$ par année comme CGA mais parce que ton travail comptable est disponible sur le Net, ton employeur ne te donnera que 30 000$.
J’ai l’impression qu’il y a un CGA qui serait en maudit que son travail soit disponible gratuitement sans qu’il n’en tire les bénéfices pécuniers….
ebernard
Le Lundi 20 Avril 2009
À chaque fois que je lis sur le sujet, je deviens furieux.
Je n’ai jamais vu autant de monde se justifier pour leur comportement irresponsable. Je ne peux m’imaginer que les personnent qui téléchargent du contenu (musique, films, logiciels) sont si bêtes qu’elles ne se rendent pas compte qu’elle volent les créateurs. Et pour ceux qui répliquent que les artistes font leur argent en spectacle, vous ne me ferai pas croire que vous avez vu en spectacle l’ensemble des artistes qui se trouvent dans votre balladeur. Et comment appliquer votre logique aux logiciels et aux films?
À mon avis, il n’y a pas beaucoup de pirates qui auraient le « guts » d’aller chez Future Shop et de voler 5 CDs et 3 DVDs. Mais comme le crime se fait de la maison, sans grand risque d’être attrappé, alors ils le font. Ça fait donc d’eux des gens qui sont honnêtes seulement quand il y a du monde.
easymat
Le Lundi 20 Avril 2009
Tant qu’a moi, c’est un dangereux précédent.
Pourquoi il ne mettent pas les pdg de Google en prison. Google fournit l’adresse de site qui répertorie des sites qui héberge des torrents. Il me semble que selon leur logique, Google aussi est coupable car ils sont le premier intermédiaire, et les sites à la Pirate Bay en est le 2e. Toutefois, Google tout comme Pirate Bay n’héberge pas de torrent à proprement parler… donc qu’elle est la différence ???
Attention Google, la justice arrive lol.
easymat
Le Lundi 20 Avril 2009
@Ebernard
Je vais pour vous justifier mon comportement irresponsable lol. Personnellement je ne suis pas riche puisque étudiant. Mon budget CD/dvd n’a pas vraiment changé depuis l’époque ou j’ai commencé à pouvoir gagné de l’argent de poche : c’est à dire entre 2 et 5 disques/dvd gros maximum par année.
Par contre oui j’aime pouvoir quand même écouter des films ou avoir de la musique donc j’en télécharge et habituellement ca doit être illégale. Toutefois, j’en acheterais pas plus si internet existais pas. De plus, jamais je ne volerais ds un magasin comme vous le supposé. Et finalement, je déteste les formats physique car j’écoute tout dans mon ordi et mon lecteur mp3. En plus, je n’ai rarement plus d’une chanson ou deux par disque que j’apprécis.
C’est simplement que l’industrie n’est pas encore tout a fait adapté a mes besoins : 10 sous la chanson sur itunes s’a m’irais, mais 1$ ? J’ai pas le budget désolé.
Parallèle boiteux : j’ai penser me couper le câble car la seul raison pourquoi je l’ai c’est pour écouté le hockey. L’alternative : les matchs sur internet. Mais ils peuvent couter jusqu’à 5$ chaque ! Ça revient donc plus cher que le câble… c’est ridicule et vraiment inadapté a mes besoins.
easymat
Le Lundi 20 Avril 2009
@ebernard
Et ça n’a rien a voir avec l’honnêteté. C’est un crime qui n’affecte personne dans la mesure ou que tu le fasse ou non, ça n’enlèvera rien directement ou indirectement a la personne en cause. Le produit est là. Il est multiplié et disponible.. ce n’est d’ailleurs même plus un produit physique. Oui je comprend que la force du nombre fait que ça peut causer des tords… mais seulement si on suppose que ces produits serait acheter s’il n’était pas téléchargé illégalement, ce qui n’est vraiment pas le cas.
A tu déjà fait du 95 dans une zone de 90? Ou lala si oui tu doit vraiment être une personne malhonnête.
davidfastolfe
Le Lundi 20 Avril 2009
Il n’y a pas si longtemps, vous achetiez une chanson à 1$ sur Itunes store, mais vous ne pouviez l’écouter qu’à partir de Itunes ou d’un Ipod. Il en va de même pour zik.ca et les autres.
Steve Jobs fut le premier à retirer ces protections extrêmement contraignantes pour les gens qui voulaient acheter de la musique de façon légitime. L’industrie à force de vouloir restreindre l’écoute a contribuer au piratage aussi. Ils ne sont pas blancs comme neige. Bien au contraire, la plupart des “labels” pensent d’abord à faire des profits records, à s’enrichir. À leur manière, ils ne sont guerre mieux que les banquiers de Wall Street.
Mais Est-ce normal qu’une chanteuse telle que Céline Dion soit milliardaire ? Bien sur ces gens ont des fondations (déductibles d’impôts bien sur) ils font preuve d’une certaine générosité. Il n’en demeure pas moins qu’ils n’accepteront jamais de mieux redistribuer ces centaines de millions de dollars pour n’en gagner disons que cent millions, fortune suffisante pour avoir un Jet privé, un Yacht, quelques luxuriantes résidences et autres petits caprices de luxe que ces gens apprécient.
Les artistes québécois gagnent moins d’argent bien sur. Mais les plus connus sont riches, certains millionnaires. Ils évitent le sujet bien sur.
La vraie question est de savoir combien vaut une chanson aujourd’hui: un dollars ? ou 25 cents ? Il y a beaucoup moins d’intermédiaires pour la musique en ligne.
Il faut aussi se poser la question. Les artistes populaires sont-ils prêts à faire une carrière sans nécessairement s’enrichir au point de flotter sur une bulle irréelle débranchée de la réalité ?
Ce n’est certainement pas en répétant inlassablement que c’est ainsi que ça fonctionne que les choses changent.
claude_lafreniere
Le Lundi 20 Avril 2009
Salut :)
Ouais… un blog et des commentateurs pas mal “straights”…
Heureusement qu’il y a d’autres points de vue (même sur l’ennuyeuse Cyberpresse… /baille…baille…/):
Alain Brunet (Chroniqueur Musique Cyberpresse):
Les pirates en taule… Ça va brasser sur la Toile!
hyperlien
et
The Pirate Bay: le symbole
hyperlien
Vous avez écrit :
“La première réflexion, juste et implacable, est de dire que le combat est loin d’être gagné pour l’industrie des droits d’auteur.”
WTF? industrie des … droits d’auteurs? Je chicanerai pas sur les mots mais permettez-moi de vous faire remarquer qu’il s’agit très précisément du CA$H d’intermédiaires devenus inutiles et qui défendent leurs intérêts pas les “aaartiiiistes”…
Les CD et ceux qui les produisent sont finis autant que les (EX) producteurs de 45 tous pi des ptites bébelles en plastic pour mettre dans le gros trou du 45 tours…
Les artistes ont le droit de gagner leur vie mais c’est avec les spectacles et non les CD que cela se fait.
Vous écrivez: “On en revient toujours au même point : si une œuvre est disponible gratuitement grâce aux réseaux pirates, personne n’a envie de payer pour l’acquérir. Normal. Le problème, c’est pour que les pirates soient conscients de son existence, quelqu’un, quelque part, a dû payer une petite fortune en publicité pour qu’elle jouisse d’une certaine notoriété.”
La prémisse selon laquelle si c’est partagé sur les réseau P2P alors c’est des ventes en moins reste à prouver… pour les ventes de CDs … et des billets de spectacles…
La fortune payée en publicité? Le retour sur l’investissement vient-il principalement de la vente des CDs ou des spectacles? Voilà une question qui devrait être posée et sur laquelle les journalistes devraient enquêter au lieu de rapporter les affirmations pré-mâchées des industries du CD et DVD…
–
Claude LaFrenière [climenole]
Qc city, Canada
Profil & Contact: hyperlien
Nota Bene: Commentaire republié sur Google Notebook, FriendFeed et … Twitter. ;-)
pacman
Le Lundi 20 Avril 2009
Il y a quelque chose qui m’agace dans les propos anti-piratage de certains. Discutons de l’industrie du livre. Il existe des boutiques appelées bibliothèques qui permettent de lire gratuitement, sans payer quoi que ce soit à l’auteur, à peu près tous les livres. Il en existe même qui permettent d’emprunter des films et de les visionner gratuitement. Qu’est ce que les maisons d’édition attendent? Ce sont des millions de ventes perdues!! Vite, criminalisons les bibliothèques, détruisons les bâtiments, mettons en prisons tous ceux qui mettent leur collection de livre et de film à la disposition des autres!! Vite, notre industrie culturelle est en danger de mort, ça n’a pas de bon sens !
Je vous demande, messieurs héros-défenseurs-des-artistes, comment expliquer qu’on permette cela et qu’on criminalise le piratage??? Ne me sortez pas l’argument de “à la bibliothèque, les oeuvres sont disponibles plus tard”. Come on, j’ai juste à attendre. Et Comment expliquer que personne chiale? Comment expliquer que l’industrie du livre n’est pas morte? Je ne voudrais pas m’avancer las-dessus pour l’instant, mais si personne ne trouve quelque chose de solide à me rétorquer, c’est que vendre ses œuvres et les laisser gratuite en parallèle est un modèle économique insensé, mais viable.
wako901
Le Lundi 20 Avril 2009
Le problème ici est qu’il y a confusion entre technologie et piraterie. TPB, même s’il était très arrogant envers les compagnies de disque, n’avait en fait absolument AUCUN moyen technique de savoir si les fichiers partagés par les utilisateurs (et non par TPB) contenait du matériel protégé. L’arrogance provient probablement du fait qu’ils ne commettaient aucun acte de piraterie en tant que tel.
C’est peut être exagéré comme comparaison mais c’est comme si poste Canada serait fermé car certaines personnes utiliserait le service pour envoyer des CD piraté. Où est la logique? Poste Canada, tout comme TPB, n’a pas le moyen de savoir ce qui se trouve à l’intérieur des paquets. Même chose pour Bell, Videotron et TPB.
Même si une compagnie porte plainte qu’un fichier est piraté, TPB doit télécharger le fichier (commettant ainsi possiblement un acte illégal) afin de valider si le fichier est bel et bien une copie pirate avant de pouvoir effacer le fichier torrent.
D’ailleurs, n’importe qui pourrait uploader un film piraté tout en ajouter dans la description qu’il s’agit de photos de vacances… Il n’y a pas de lien entre le contenu et la description et TPB n’au aucun moyen de confirmer cela.
C’est plate à dire mais techniquement, TPB ne fait rien d’illégal. Ceux qui ne comprennent pas devraient lire et relire le fonctionnement des réseaux P2P.
Le problème ici est l’utilisateur et non le fournisseur de service ou la technologie P2P.
j.p.tanguay
Le Lundi 20 Avril 2009
Qui a dit que le piratage était du vol envers les créateurs, réfléchissez!!!
Qui a initié ces poursuites? Les créateurs créent et tous les moyens pour étendre leurs rayonnement ne peut que leurs être bénifique. Car après avoir téléchargé leur créations, la réaction qui suit c’est d’aller voir leur spectacle. Mais qui a le plus à perdre??? Les majors bien sur. lors ne dites plus que les torrents volent le pain des créateurs, mais amenuise les revenus des producteurs très gourmands. Qui downloade un inconnu, vous savez celui que le producteur doit supporter et prendre tous les risques lié à la production. Bien sur ne sont downloadé que les top 10 ceux que les producteurs n’ont plus à risquer leur chemises. Les requins ont faim mais ils ont bouffé tout l’été et que moufferont-”il l’hiver venu. Poser la question c’est y répondre.
La création n’a pas besoin de ces poissons la. La création a besoin d’un médium pour se faire connaître et c’est ce que fait le phénomène .torrent .
ride124
Le Lundi 20 Avril 2009
Posez-vous certaines questions avant de faire votre réflexion. Comme quelqu’un la dit ici auparavant, il y a 3 faces à la médailles!
Par exemple:
En téléchargeant un film, ou tout autre produit numérique, peut on toujours parlé de ventes manquées? Serais-je allé voir tous les films téléchargés au cinéma?
Serais-je aujourd’hui, un si grand consommateur de musique si je n’avais pas fait de “mix tape” au secondaire?
Pourquoi est-ce que je télécharge autant de séries télé si je peux les écouter gratuitement le soir à la maison?
En admettant que le piratage n’est pas éthique, est-il éthique de payé à nouveau pour avoir les Beatles en mp3 si j’ai déjà acheté leurs vinyles, cassettes et même disques compact?
Pourquoi certaines zones du globe doivent attendre plus longtemps que d’autres pour pouvoir consommer certains médias (jeux et films) légalement? Pourquoi les zonages?
Pourquoi devrais-je avoir un DRM sur un produit que j’achète légalement si j’en ai pas avec la copie pirate?
koolaid1979
Le Lundi 20 Avril 2009
Quand on dit: “Le hic, c’est que dans le top 100 des œuvres les plus téléchargées sur The Pirate Bay, on ne trouve en fait aucune œuvre libre de droit.” C’est normal ! ! ! Pas Besoins de pirater du contenu libre de droit… il est libre de droit !
Ahhhh ces dangereux pirates… ils méritent la prison, c’est sûr! Qu’est-ce qu’on fait nous avec les politiciens et les dirigeants qui fraudent les fonds publics??? On leur donne une tite tape sur la main, avec des gros yeux et on dit: “Non, non, non! C’est pas beau faire ça et je sais que tu ne le referas plus, hein?! (avec un petit clin d’oeil)”
Qu’est-ce qui est pire… priver Wilfred de son 0,5 cenne par toune OU voir la classe moyenne se faire flouer à tour de bras par les banques et les politiciens?
En plus, pour les films… sur tous les films sur lesquels j’ai travailler, je n’ai jamais reçu aucune redevance.
Bref, je ne m’en fais pas trop pour les artistes. Ce ne sont pas eux qui ont le plus à perdre là-dedans, ce sont surtout les distributeurs et les producteurs… Ces pauvres bougres qui récoltent le fruit d’autrui !
Bluepills
Le Lundi 20 Avril 2009
Curieusement il semblerait qu’une nouvelle étude démontre que les “pirates” de musique sont les plus gros acheteurs de musique également..
À lire ici : hyperlien
andre1264
Le Lundi 20 Avril 2009
moi je n’ai pas beaucoup de sous,ca fais que si je ne pourrais pas les downloader gratuitement.je ne l’ai acheterais pas.ca fais que les droit d.auteur n’aurras pas une cent de moi.j’irais problabament a la grande bibliotheque a montreal pour empreuter les document que je veux et je l’ai mettret sur mon ordi..
mouchkine
Le Lundi 20 Avril 2009
Pour ma part, je suis un utilisateur de longue date des P2P. Du temps des Hot Line et des échanges sur IRC. La raison d’origine… utilisateur de mac, étudiant, à la recherche de hacks et logiciels difficilement trouvables en magasin. Et pour des pistes audio en espagnol ou en italien, puisqu’introuvable dans nos bons HMV ou Archambault.. à moins bien sûr de débourser 30$ et attendre 2 à 3 semaines, merci de l’arnaque.
Aujourd’hui? Je me fais un devoir de pirater Microsoft et quelques autres du genre, je n’utilise pas leurs produits… je les copie et les donne aux gens autour de moi. Quand je vois comment ils maltraitent les petits joueurs, leurs clients et manipulent la justice… c’est ma façon de rejetter leur système.
Et pour ce qui est du commerce de la culture… Quand je vois la Motion Picture Association, la Phonographic Industry jouer du coude avec la justice suédoise, appuyés par le gouvernement américain… Je ne le faisais pas, mais je me ferai un devoir, un DEVOIR, de télécharger leur m… et la distribuer autour de moi. Tant mieux si ça leur fait mal… quand je les vois vendre leurs produits 25% à 50% plus cher au Mexique… et que la moitié est produit là. Ils méritent le piratage qu’ils ont…
Et si vous êtes une vierge offensée… allez parler aux artistes qui se font voler de tout temps par les entrepreneurs en limousine. M’en vais pirater…
mathieu_p
Le Lundi 20 Avril 2009
Je suis “pour” et je suis très certainement pas un pirate.
Les lois suédoises, Pays-Bas ou Européennes sont juste trop sévères. Je ne download rien illégalement, mais je profite des Podcasts gratuits de mes Djs et groupe de musique favori dont ceux-ci, depuis une semaine, ont enlevé tout historique de leurs Podcasts à cause que des lois les empêches de laisser un historique de leur Podcasts. Ils ne peuvent donc que laisser le Podcast de la semaine et sans plus….
Je trouve que ça commence à devenir sérieusement envahissant comme loi…
barbe-et-hache
Le Lundi 20 Avril 2009
@ mouchkine
C’est parce que les gens piratent les produits microsoft au lieux de chercher des alternatives que MS a maintenant le monopole… Merci de rejeter le systeme mais ca a pas l’air de trop le déranger.
no.brainer
Le Lundi 20 Avril 2009
si on regarde le film dark knight. le numero 1 au box office. un des plus vendus, et egalement un des plus downloader. ceci prouve que si l industrie fait du bon divertisement de qualité. les 2 mondes peuvent coéxister. de la meme maniere le groupe Cold Play (je pense) a distribuer sa musique sur internet avec un contribution volontaire et cela a tres bien marché. comme le dit easymat plus haut ci-contre, si l industrie (musique film ou autre) rectifie son tire ils n auront rien a craindre ni a perdre.
gpmoo7
Le Lundi 20 Avril 2009
La solution serait si simple si l’on pouvait se débarrasser des maisons de disques du jour au lendemain.
Je ne trouve pas normal que l’on demande au consommateur d’acheter des CDs pour donner de l’argent aux maisons disques pour qu’elles puissent choisir à notre place les prochains chanteurs à succès.
Si aucun chanteur ne pouvait être promus via des maisons de disques et que tous ne pouvaient utiliser que Internet (Youtube, MySpace, Facebook, Blog …) peut-être que la sélection des artistes seraient plus représentative de se que les consommateurs aiment … et non pas ce que les maisons de disques pensent être rentables ou pas.
Sinon, j’ai une grande révélation pour les maisons de disques et les artistes qui les soutiennent, les succès commerciaux comme ceux qu’ont eu Britney Spears, Madonna, … c’est fini !
Il va falloir revoir à la baisse vos prévisions et faire un peu plus de concerts si vous voulez gagner de l’argent.
Et faut arrêter de croire qu’un le matraquage publicitaire à la TV/Radio va donner envi au consommateur d’acheter vos CDs.
jingxy_kev
Le Lundi 20 Avril 2009
je croit qu’il faut faire la difference entre les droit d’auteur au quebec et le reste du monde,le model américain consiste a acheter ces droit et de faire ce qu’il en veut au Québec le compositeur garde ces droit.revenons au model du disque américain tout les gros major control a 85 % la radio commercial alors tu te fait bombarder de britney et de u2 pour le fait que les compagnie les on payer 150 million pour 4 album faut que leur album soit rentable mais est-ce que ca vaut vraiment ca.
ici la question s’addresse directement a EBERNARD si prenons par exemple luc plamondon qui ces battue pour les droit d’auteur au Québec et que grace a lui les auteur compositeur on garder leur oeuvre et sont payer a tout les fois que un cd est vendu ou a la pièce bien veut tu savoir au habite notre luc plamondon aujourd’hui il vie en Irlande ou les artiste ne paye aucune forme de taxe alors ma question le volerais-tu ou croit tu vraiment que l’industrie du disque américain te vend de la qualité et que ca vaut vraiment 14.99$.
belle article mais je doit te dire que les artiste non jamais devoiler le nombre de download fait sur le serveur quand il on donner leur oeuvre(nin,radiohead etc) alors je me demande pourquoi le downloader sur un site de partage quand tu peut le faire sur leur site internet gratuitement sans craindre le virus ou une qualité médiocre.
koolaid1979
Le Lundi 20 Avril 2009
De plus… tout le monde aura le droit de chiâler lorsque les “pirates” chargerons des frais, même minimes, pour chaque téléchargement et ainsi véritablement s’enrichir avec des copies illégales. (Comme le font certains pays asiatiques, dans leur marchés publics, où l’on peut se procurer des copies “physiques” pour quelques petits dollars)
Ils deviendraient ainsi, voleurs au même titre que les distributeurs/producteurs qui s’enrichissent en ne retournant qu’une infime fraction des recettes aux artistes.
actarus23
Le Lundi 20 Avril 2009
J’aime bien le commentaire de Pacman, pas mal pertinent.
De plus, faut le dire, l’aire des album est terminé. Fini de payer 15$ pour 12 tounes poches et une bonne, fini les one hit wonder qui rapportait gros.
T’aime une toune tu la download (à 1$), ça en fait des bidous en moins pour les producteurs!!
Tu ne l’as pas entendu au complet, pas certain qu’elle ne vas pas te taper sur les nerfs après 5 fois, tu vas pas payer pour, tu la download et si elle te plait tu payes.
C’est facile et ça prends pas de temps. J’insiste sur la facilité!! Tu tape, tu click et c’est fait. Pas mal plus plaisant que les ”mix tape” avec la voix d’un imbécile en introduction (ok, pas toujours imbécile).
Ton CD est brisé, tu vas pas repayer. T’as déjà payé. Y a personne qui compte ça fait combien de fois que tu la download. Personnellement, j’ai déjà downloadé 4 fois la même toune, une fois légalement (1$) et trois autres fois ”illégalement”, vive les bugs informatique et à l’époque l’imbécilité des distributeurs en lignes.
Même chose pour les films, mais j’avoue ne pas en downloadé, je les loue ou vais les voirs et si je les aimes je les achètes. Et vous pensé que les producteurs font beaucoup d’argent avec la location de films? Vous regarderez vous serez surpris.
Autre chose, moi j’aime bien regardé des séries TV de l’étranger, est-ce illégal? C’est un produit dérivé de la TV gratuite, payé grace aux pubs, mais j’ai même pas vue un réseau de TV qui donne le même contenu avec annonces sur internet, c’est vrai que je les passerai sur fast-forward, comme je fais avec une série que je peux enregistré, alors l’avancement réel il est où?
D’une façon ou d’une autre, c’est fini l’aire de payer pour quelque chose (fichiers) que tu n’es pas certain de vouloir!!
werfu
Le Lundi 20 Avril 2009
Le problème dans la pensé des labels, c’est qu’ils croient qu’un téléchargement = une vente de perdu. Mais en fait, beaucoup d’artiste ne se serait même pas démarqué s’il n’y avait pas eu le P2P. Personnellement je me fais un devoir d’acheter le CD de mes artistes préférés. Mais ça ne veut pas dire que je ne l’aurais pas télécharger bien longtemps avant. Je crois que le modèle d’affaire des labels et des compagnies de films doit changer. Qui veut acheter un DVD quand il a déjà vu le film? Personnellement, j’estime avoir déjà payé mon droit de visionnement. Le prix d’un film devrait être le prix d’une location (2-3$) gros maximum. Et comme pour la musique, ça ne me fait pas le moindrement mal au coeur de télécharger une chanson qui passe à la radio. J’aurais tout aussi bien pu l’enregistré avec une cassette (façon de parler).
MadMAf
Le Lundi 20 Avril 2009
@koolaid1979
“Qu’est-ce qui est pire… priver Wilfred de son 0,5 cenne par toune OU voir la classe moyenne se faire flouer à tour de bras par les banques et les politiciens?”
Rapport?
Tristan Péloquin
Le Lundi 20 Avril 2009
@pacman
Il y a une différence fondamentale entre les livres qu’on trouve dans les bibliothèques et ceux qu’on télécharge. Dans le premier des cas, quelqu’un a payé pour l’exemplaire. Le livre de la bibliothèque n’est pas gratuit. Les taxes publiques financent son acquisition et le service qui permet de l’emprunter. Dans le cas du piratage, personne, à part la toute première personne qui a mis le contenu en ligne, n’a payé le moindre sou aux auteurs qui l’ont créé/édité/mis en marché.
Seriez-vous prêt à payer plus de taxes pour avoir le droit de mettre la main sur n’importe quel contenu sur le web ?
pacman
Le Lundi 20 Avril 2009
@Tristan Péloquin
D’accord, je ne savais pas qu’il y a un “service” à payer à l’éditeur. Mais cela m’intéresse, j’aimerais en savoir plus : montant, durée? Le montant touché par l’auteur?
De plus, je voudrais souligner d’autres cas comme celui de Nine Inch Nails qui a simultanément offert son album en licence gratuite, donc téléchargeable gratuitement légalement, en même temps que l’offrir 5$ sur Amazon. Devinez quoi? Leur album a figuré en tête de liste des ventes d’Amazon !!! Je cite : « la prochaine fois que quelqu’un essaie de vous convaincre que la libération de la musique sous CC(téléchargeable gratuitement légalement) cannibalise les ventes numériques, rappelez-vous que Ghosts I-IV a éclaté cette règle. ».
D’autres exemples existent: Le chevalier noir (le film a battu tous les records au box-office, et pourtant c’est un film extrêmement téléchargé, le plus téléchargé en 2008). Si le piratage est si dommageable, pourquoi le film a fait tout cet argent?
De plus, des études ont prouvés que le téléchargement illégal P2P était bénéfique pour l’économie. Autrement dit, il créer plus de richesse qu’il en “vole”. Source : hyperlien
Je cite : “TNO estime qu’en l’état actuel des choses, l’acte d’achat ne deviendrait pas plus fréquent si l’on interdisait à l’internaute de télécharger gratuitement sur le Net. Le cabinet va plus loin, allant jusqu’à conclure les quelque cent millions d’euros de préjudice que représentent le piratage pour les industries concernées est compensé, à hauteur de deux cents millions d’euros, par le pouvoir d’achat indirect que représente l’économie des biens téléchargés et l’envie d’acquérir des contenus découverts via le P2P.”
Finalement, je vais répondre à votre question. Je crois que sans augmenter les taxes, le montant pourrait être inclus dans ma facture internet. Admettons 5$ ou 10$ de plus par mois, ça ferait mon affaire. Jumelée à une abolition des maisons de disque, je crois que le montant serait suffisant, mais bon, il faudrait faire une étude approfondie sur le sujet.
J’ai eu une idée en rédigeant cet article. Pourquoi ne pas créer un site québécois regroupant toutes nos œuvres culturelles, téléchargement illimité pour 5$ par mois et/ou financé par de la publicité. Astuce pour inciter les gens à l’utiliser? On oblige les fournisseurs de service internet à ne pas considérer les octets téléchargés de ce site dans leur limite de bande passante (ex vidéotron à 30 Go/mois). Bon, c’est une idée comme ça, mais c’est avec des offres légales réellement intéressantes qu’on réussira à désintéresser les gens du piratage. L’industrie DOIT changer, nous sommes au 21e sciècle, bon dieu !
La première chose à faire serait d’éliminer des concepts de “zones” sur les DVD, permettre leur achat dans n’importe quelle langue, libérer de droits les œuvres de tout artiste décédé.
Je trouve déplorable l’attitude des maisons de disque qui n’acceptent pas de revoir leur modèle, mais je trouve tout aussi déplorable l’absence de suggestion sur les solutions à long terme de ceux qui défendent le piratage.
sirtkc
Le Lundi 20 Avril 2009
Le débat est des plus intéressants et je crois qu’il ne fait que commencer.
Reprenons les propos de certains commentateurs plutôt mal informés et qui ne fondent leurs opinions que sur des principes (honnêtes mais naïfs) issue d’une bonne éducation.
Premièrement situons adéquatement le « piratage ». Tel qu’on le décrit ici, le piratage par Internet heurte les auteurs des secteurs du cinéma, du disque, des logiciels et j’inclurais aussi… de l’imagerie. C’est ce qu’on tente de nous faire croire en totalité, alors que des nuances subsistent. Le piratage est à la fois détestable pour certaines industries et profitable à d’autres.
Le cinéma…
Il s’agit dans ce cas d’une lutte préventive visant à protéger à moyen et long terme les profits faramineux engrangés par les grandes firmes du cinéma. Il suffit de fureter un peu pour constater que les grandes productions qui font l’objet d’échange P2P ont aussi affiché des profits hallucinants au box office! L’objectif profond de la poursuite ne vise qu’à enregistrer encore plus de profits par-dessus le profit ! Et ces gains additionnels n’iront pas dans les poches des artistes ni du personnel à toutes les couches de la production. Seulement aux actionnaires.
L’épine dans le pied de l’industrie du cinéma, c’est sa gourmandise, sa gloutonnerie insatiable. Le piratage est un phénomène issu de ses excès, c’est un mouvement populaire exerçant une pression sur cette industrie qui se doit maintenant de rejoindre l’offre par une demande raisonnable. Le rapport qualité prix n’y est plus et le modèle de distribution doit être revu en profondeur. J’ai encore beaucoup de mal, même si j’ai les moyens, de payer 30$ pour un BR qui viendra garnir ma vidéothèque. Louer – n’est pas une option envisageable pour moi. Alors je m’en passe.
La musique…
Il est vrai qu’un musicien (et j’en suis un) vit de son art « live ». Par contre sa popularité ne dépend pas que de ses prestations au grand public. Il y a toute une machine marketing de mise en marché qui DOIT invariablement profiter à leurs auteurs, bien plus qu’à l’artiste lui-même. Les cachets de l’artiste par CD vendu sont tout à fait maigres, c’est une réalité. On retrouve à peu près le même modèle ici que pour le cinéma sauf qu’ici les ventes influent sur le cachet des musiciens. Mais encore une fois les intervenants professionnels tiers n’en tirent pas un sous de plus. Les actionnaires une fois de plus.
Les labels ne cessent de pousser partout, cette industrie est présentement en guerre profonde contre elle-même. Elle est en mode de survie et chaque parcelle de terrain chèrement acquise lui permet de survivre un peu plus à son agonie. Mais pour combien de temps ? C’est avec ce produit du divertissement qu’est né les premiers nouveaux modèles de distribution par Internet. Je suis de ceux qui achètent la musique à environ 0.10 – 0.20$ la pièce. À ce prix je ne suis pas attiré par les réseaux P2P, j’obtiens précisément ce que j’aime à un niveau de qualité qui me satisfait et tout en ayant le sentiment que je sauve la planète en polluant moins sans tout ce plastique et son emballage.
L’industrie du disque est la première à se rendre à l’évidence que son modèle de mise en marché affiche une baisse considérable depuis le cas Napster. Même Steve Jobb a sauté dans la danse et ne cesse de peaufiner sa distribution pour suivre les tendances de l’offre et de la demande. Tout ça grâce à Internet ! Une vision payante : qualité à juste prix.
Les logiciels…
Ce sont les derniers en lice à attirer ma sympathie. Les deux tops (Microsoft et Adobe) sont les plus piratés sur Internet et c’est pitoyable. Je dirige une firme en TI et Design Web et je paie mes logiciels gros prix – GROS PRIX. Et quand je vois les développeurs de sous-sol qui n’ont pas l’infrastructure que je dois supporter en tant que jeune entrepreneur et qui craquent à tours de bras et sans pudeur les mêmes outils de travail que je me sers pour gagner ma vie, ce n’est pas eux que je blâme ou pointe du doigt, mais les compagnies de logiciels directement.
L’ultime stratagème - Comment expliquer qu’un jeu qui sort d’une boite de céréale n’est pas piratable et qu’une suite bureautique à 900$ l’est et si facilement ? Comment se fait-il qu’un logiciels à 50$ téléchargé en essais n’est pas utilisable sans un enregistrement complet auprès de ses auteurs et qu’une suite de logiciels de création à 2500$ soit si répandue gratuitement sur les réseaux P2P ? Pour ne pas alléguer que c’est « délibéré» nous pourrions candidement croire que c’est toléré… Voir même un moyen détourné d’acquisition de marché. Car une fois que tout le monde ne connaissent que ces logiciels, ils finissent invariablement par les acheter, par acheter la paix.
Il y a une suite bureautique fa-bu-leuse disponible gratuitement sur Internet – Open Office (googlez et vous trouverez). Elle est selon moi l’alternative par excellence aux abus tarifaires de Microsoft. Pourtant, 1 personne sur 10 accepte seulement de l’essayer quand je lui propose, puis revient indubitablement à MS-OFFICE parce que tout le monde l’utilise.
Finalement, les entreprises productrices de logiciels, même ceux qui distribuent gratuitement (Sun) ne sont pas dans le rouge et bien au contraire, ils sont à l’ombre de la crise économique qui secoue actuellement le monde.
Les images…
Qui n’a pas déjà fait « clique droit » et « enregistrer l’image sous… ». Ça aussi c’est du « vol ». Les images sont au même titre que tout œuvre en circulation sur Internet sujettes aux droits de leurs auteurs. Une firme la bien comprise et a mis de l’avant une machination bien rodée, bien huilée; GettyImages. Ces derniers font appels à une firme (PicScout) qui à son tour pénètre littéralement les serveurs à la recherche d’images « subtilisées » sur internet. Par contre, si vous allez sur le site de GettyImages, vous constaterez que les images qu’on y trouve sont facilement téléchargeables, de bonne qualité et sans filigrane (marque rendant son utilisation presqu’impossible) et elles valent en moyenne de 50 à 600$. Comment explique-t-on que d’autres sites vendent des images aussi à 1-5$ pièces et sont systématiquement protégées ? Machination ? « Entrapment »? Pour chaque Image rapportée par PicScout, on réclame 1500$ partagé 50/50 entre GettyImages et PicScout. Et le plus souvent il s’agit de petits internautes qui se sont improvisés en webmestre du dimanche… Et l’artiste lui ? Pas un sous de plus…
Fotolia.com, DreamsTime.com et DeviantArt.com sont des sources que je vous recommande soit dit en passant pour contourner ces firmes aux pratiques douteuses.
Conclusion…
La notion de « piratage » varie considérablement en fonction de ce que l’on connaît. Étant sur Internet depuis ses premiers balbutiements, j’ai vu le marché changer. Au début on ne croyait pas qu’Internet prendrait une telle ampleur. Maintenant tout le monde se rue (en retard) sur ce moyen d’interaction, d’échange et de partage d’information, de savoir et de produits et services !
Le piratage au sens le plus répréhensible, diminuera grandement le jour où la tarification Internet fonctionnera sur le principe de l’utilisateur/payeur et que la demande aura rejoint l’offre et versa ce vice.
Il n’en demeure pas moins que d’ici là, le piratage apporte un peu d’équilibre contre cet assaut démesuré pour le profit sous un épais camouflage « d’artistes floués ».
Internet est une opportunité mal saisie et de ce fait mal utilisée par l’industrie du cinéma qui n’a pas finit de se faire « violer » car elle est nue dans son approche et ses intentions outrageusement pécuniaires.
Et je peux vous dire que les vrais pirates de demain sont… les fournisseurs de réseaux (avec et sans fil). Attachez vos tuques !
Désolé si c’est long, mais ca fait partie du débat !
Bonne soirée ! ;-)
papazap
Le Lundi 20 Avril 2009
Je suis libéré des majors et leurs platitudes pré-digérées.
N’oublions pas que l’on retrouve sur les P2P des oeuvres (films d’auteurs, vieille musique de tout genre, vidéos undergrounds ou non projetées par les Majors…censure idéologique) que l’on ne peut retrouver sur le marché. Enfin j’écoute ce que je veux, je visionne ce que je veux et je lis ce qui m’intéresse à diverses sources.
Lachez-moi les Majors, vous faites de la m…On peut se passer de vous.
jesus137n
Le Mardi 21 Avril 2009
@Tristan Péloquin
Bien d’accord avec vous Tristan…
De plus, les réseaux des bibliothèques privées, collégiales, universitaires, municipales, d’organismes et j’en passe… sont à eux seuls une base de revenus garantis pour les auteurs et rédacteurs de ce monde.
Chaques bibliothèques qui acquierent 2 ou 3 exemplaires d’un volume a succes pour fournir à la demande, est autant de ventes pour l’auteur, ce qui est évidemment faux avec les réseaux d’échanges peer to peer.
Suivez moi bien, je télécharge illégalement… parce que c’est simple, parce que c’est moins compliqué que de se lever le cul pour allez au magasin, parce que c’est moins chiants que de traiter avec les DRM, parce que personne ne me vois…
Je sais tout cela mais je le fais quand même et sais pertinnement que ca ne s’argumente moralement d’aucunes facons… tout ceux qui pretendent le contraire se bercent d’illusions et de mensonges auxquels ils finissent probablement par croire.
sh0ck
Le Mardi 21 Avril 2009
@Tristan on arrive au debat de la licence global. en autant que les echanges soit fait entre particulier et sans quil y ai d’echange d’argent!
Pour moi un pirate est quelqu’un qui retire un profit avec une oeuvre protegé par droit d’auteur.
johan-bosstrom
Le Mercredi 22 Avril 2009
Bonjour à vous qui arrivez sur mon texte. Je vous envoie quelques lignes, c’est juste comme ça, j’essaie pas de convaincre personne, je fais juste donner ce qu’il en est pour moi. Je n’ai aucune envie d’utiliser des sites d’échange de musique entre internautes. J’aime le son original au format CD i.e. wave, soit 16 bits, 44100 kilohertz et 1411 kbps.Ou encore un format sans perte mathématique. Mais cela prend environ 40-60 % de la taille de l’original en CD, ce qui est trop pour bien du monde… Il y a encore quel pourcentage de format mp3 sur les sites d’échange de musique ? 90% ? Ça ne m’intéresse pas ce niveau là de qualité. Il y a beaucoup trop de fichiers compressés en bas d’un niveau acceptable de qualité pour mes oreilles. Même à 128 kbps, je n’aime pas le résultat de la compression. J’aime la musique avec un son de la plus haute qualité. D’ailleurs le mp3 est complètement dépassé, fini, remplacé pour le moment par AAC+ ou autre format au meilleur son. Pour mes oreilles le son mp3 est poche, poche, poche. J’entends la différence.
Mes haut-parleurs d’ordinateur sont des Bose. Mes haut-parleurs de salon sont des Energy. Mes écouteurs pour l’ordinateur ou pour CD Walkman sont des Sony MDR-V500 (son pour le monitoring studio, écouteurs au son complet).
Tu mets un fichier de musique mp3 à 98-128 kbps là-dedans et le fichier est poche en son, il manque bien que trop de fréquences, l’image stéréo est tronquée. Compenser avec un égalisateur logiciel re-boosteur de son qui n’est plus là ? Non merci. La qualité a un prix. Mon plaisir c’est d’écouter de la bonne musique avec du son HI-FI. Les sites d’échanges de musique ou de vente de fichiers compressés, cela ne satisfait pas mes oreilles qui sont entrainées à entendre du son dynamique, complet, subtil et qui a toute sa stéréophonie.Autant dans le rock sur haut-parleurs qu’en personne qu’à l’Orchestre Symphonique. Et j’ai un baladeur numérique qui prend le format wave. Je peux envoyer mes CD dans le baladeur en wave avec toute la qualité exacte du CD. Et aux USA, les postes de radio HD qui diffusent en numérique sont rendus à plus de 1600. Le son qui arrive est égal au son qui sort de la station. Des sous-stations HD-1, HD-2, HD-3 pour la même station donnent des contenus musicaux différents. Les oreilles vont entendre du son numérique haute définition complet à la radio.Les gens vont trouver que l’artiste sur format compressé avec perte de son est tellement différent que le son à la radio numérique HD. Au Canada, on est en retard et la récession va retarder l’arrivée de la radio HD au Canada, mais pourquoi rester avec des formats dépassés qui amputent le son alors que le plaisir auditif est tellement important pour le bonheur ?
Enfin, je parle pour moi. Venez pas me dire que vous avez pas 15 ou 20 $ au moins pour écouter le son CD d’un artiste que vous aimez vraiment ! Et c’est une question de choix. La cigarette ou des CD ? 3-4 billets de loterie par semaine ou un CD ?
Je parle pour moi. Ceux qui trouvent ce qui les contente tant mieux pour eux.
En passant, ma nièce allait tout le temps sur un site d’échange de musique…son ordinateur avait tous les deux mois des dizaines de virus, trojans ou même des vers, même avec son antivirus mis à jour tous les jours. Ça rentre pareil, il y a trop de virus nouveaux qui se faufilent. Elle a changé de disque dur plusieurs fois. Remettre Windows à chaque fois, remettre les logiciels, perdre l’usage de l’ordinateur pendant tout ce temps, c’est pas acceptable. Elle payait pour faire faire le ménage de l’ordinateur. Puis des virus rentraient encore après. Elle a perdu des sets de photos importantes, elle est mannequin professionnel. Une fois, elle m’a envoyé deux virus sans le savoir. Par chance, à ce moment-là mon antivirus l’avait dans la base de définitions. Mais d’autres virus auraient pu entrer et me donner de la grosse m… Ma nièce n’y va plus sur ces sites-là. Elle a perdu des photos d’une session de photographie extraordinaire qu’elle avait payé pour ajouter à son portefolio, elle était magnifique.
Le photographe n’avait pas de copies, il en fait trop. C’est la goutte qui a fait déborder le vase.
belette-lachinoise
Le Jeudi 23 Avril 2009
Eh bien, téléchargez des *.flac (lossless).
Un juge intéressé dans l’affaire The Pirate Bay
De nouvelles révélations dans le procès du moteur de recherche The Pirate Bay commencent à remettre en question l’impartialité du juge Tomas Norström. Les avocats des responsables du site The Pirate Bay viennent de découvrir que le juge pourrait être en conflit d’intérêts dans cette cause. Une radio suédoise vient de diffuser des informations qui indiquent que M.Norström est membre de plusieurs organismes suédois qui oeuvrent dans le domaine du divertissement.
D’abord, le juge serait membre de l’Association suédoise du droit d’auteur (Svenska föreningen för upphovsrätt) et il serait également membre du conseil d’administration de l’Association suédoise pour la protection de la propriété industrielle (Svenska föreningen för industriellt rättsskydd). Deux organismes voués notamment à la lutte contre la violation du droit d’auteur et la copie. Soit exactement le sujet au coeur des accusations contre le moteur de recherche The Pirate Bay qui propose des liens vers des serveurs branchés au réseau d’échanges BitTorrent.
À la lumière des nouvelles révélations, les avocats de Peter Sunde, Gottfrid Svartholm Warg, Fredrik Neij et Carl Lundstrom devraient aller en appel du verdict de culpabilité. Ce week-end, les dirigeants du moteur de recherche The Pirate Bay ont été condamné à payer une amende de 30 millions de couronnes, soit environ 4,3 millions de dollars canadiens, et d’aller passer une année derrière les barreaux.
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