Le Grand Parleur

Vendredi 27 janvier 2012 | Mise en ligne à 11h46 | Commenter Commentaires (2)

Problème de conception

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Voici la «butte» du parc Terry-Fox à Granby spécialement construite (au coût de 100 000 $) pour la glisse. Vous voyez sûrement le problème! Celui qui l’a conçue n’est sûrement pas le même qui a décidé de l’emplacement du pavillon…

La Ville, qui vient de réaliser le problème, explique qu’elle fera des travaux pour corriger les corridors de glisse.

On veut bien. Mais manifestement, il semble y avoir eu des problèmes de conception et de communication. Voyez par vous même: d’un côté de la «butte», il y a un stationnement, de l’autre le chemin d’accès au parc, de l’autre une petite forêt et finalement, sur le dernier côté, on retrouve le pavillon.

Euh! On glisse où?

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Jeudi 26 janvier 2012 | Mise en ligne à 19h56 | Commenter Commentaires (5)

Les déceptions de Duceppe

Photo Duceppe

Gilles Duceppe n’est pas le seul déçu de la tournure des événements. Bien des Québécois le sont amèrement. Leur déception ne tient pas du fait que l’ancien chef du Bloc québécois ne dirigera jamais le Parti québécois. Non. Ils sont plutôt déçus de découvrir des facettes cachées du leader souverainiste.

Pendant de nombreuses années, M. Duceppe a torpillé sans relâche les libéraux pour leurs manquements éthiques en matière de financement des partis politiques. Il a fait ses choux gras du scandale des commandites en se montrant impitoyable envers les libéraux qui ont manigancé tout ce stratagème pour remplir leurs coffres. Il s’est montré tout aussi dur avec les conservateurs dans la foulée de leur tentative de cacher des dépenses électorales au directeur général des élections.

En l’entendant critiquer de la sorte ses adversaires fédéralistes, en rappelant sans cesse les dérives éthiques des deux grands partis, on ne pouvait que conclure qu’il lavait lui-même plus blanc que blanc. Il appert que ce n’est pas tout à fait le cas ; M. Duceppe vivait dans une maison de verre.

Payer le directeur général de son parti à même les fonds de la Chambre des communes est une faute impardonnable. M. Duceppe a beau se défendre en affirmant que des fonctionnaires du Parlement n’y voyaient pas de problème, le geste est éthiquement indéfendable. Le directeur général d’un parti s’occupe d’activités incompatibles avec le travail des parlementaires : recrutement de membres, financement, rassemblements. Est-ce normal que les citoyens canadiens, par l’entremise de leurs impôts et taxes, financent les activités des partis ? Non.

Il aurait été plus sage que le directeur général du Bloc québécois, et ce, nonobstant ce que font les autres formations politiques, soit payé à même l’argent amassé par le Bloc québécois. Cela aurait évité à M. Duceppe une attaque contre son intégrité et une triste fin de carrière.

Bien des gens ont accusé La Presse d’assassinat politique à l’endroit de M. Duceppe. Les souverainistes ont été rapides à rappeler les errements des libéraux et des conservateurs pour ce qui est de l’utilisation des deniers publics à des fins partisanes. Ils essaient de noyer le poisson. Les médias ont traité longuement des manigances des grands partis à cet effet. En attaquant La Presse, les militants ratent le message : M. Duceppe a joué au même jeu que ceux qu’il a dénoncés pendant toute sa carrière.

Cet épisode rappelle que la famille péquiste est dysfonctionnelle. Comment les citoyens peuvent-ils faire confiance à une formation politique dont le passe-temps consiste à trouver des moyens d’éliminer ses chefs ? Aussi, trop de ténors péquistes semblent travailler à l’avancement de leur carrière, à nourrir leurs ambitions sans se soucier des impacts de leurs gestes et décisions sur leurs concitoyens.

En plus, bien des députés péquistes sont des poltrons. C’était vraiment pathétique d’en entendre la semaine dernière dire du bout des lèvres que Mme Marois était leur chef et qu’elle avait leur confiance. Comme appui tiède, on peut difficilement faire mieux. Pas assez fidèles pour épauler leur chef, pas assez courageux pour réclamer publiquement un changement de garde ou pour se ranger derrière Gilles Duceppe, trop occupés à soupeser les risques associés à l’un ou l’autre de ces choix et de ses effets sur leurs chances de réélection. Et dire que ces gens aspirent à diriger le Québec et un jour rassembler les Québécois autour de leur projet de souveraineté… Minable !

Gilles Duceppe est de cette trempe de politiciens. Il a pourfendu ses adversaires sur le terrain de l’éthique alors que ses agissements étaient également condamnables. Il a travaillé en coulisse avec ses sbires pour couler Pauline Marois alors qu’il était incapable en public d’affirmer qu’il voulait diriger les troupes.

On dit que la politique est sale et qu’on doit jouer des coudes pour avancer. Mais on pensait que M. Duceppe était au-dessus de ces façons de faire. La réalité est qu’il a tout d’un politicien moderne, mais très peu d’un politicien modèle. Il nous a déçus.

photo Alain Dion

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Mercredi 25 janvier 2012 | Mise en ligne à 12h11 | Commenter Commentaires (2)

La belle-mère Duchesneau 2

L’ex-maire de Granby Michel Duchesneau m’a envoyé cette courte intervention à la suite de mon dernier blogue. Je la reprends ici pour inclure le reportage auquel il fait référence.

Voici son petit mot:

Monsieur, pourriez-vous me donner la date de l’article que vous avez signé quelque part en 2003, où vous aviez confondu les dépenses courantes et les investissements réalisés par la ville de Granby?

Je l’apprécierais beaucoup puisque cela m’éviterait une longue et fastidieuse recherche au Centre d’archives.

Et ma réponse avec le reportage et les deux tableaux (cliquez sur les items pour les agrandir):

Bonjour M. Ducnesneau,

Je me rappelle bien de cette «confusion», comme vous dites. C’était dans un reportage publié le 19 septembre 2005 dans les pages 4 et 5. Mais contrairement à ce que vous affirmez, je n’ai pas confondu les deux choses. Le titre, je l’avoue, pouvait porter quelque peu à confusion. Pas le reportage.

Dans le reportage en question, je comparais les programmes triennaux d’immobilisations de 17 villes de tailles semblables à Granby. Un des points saillants de cette grille comparative était que la Ville de Granby arrivait au 13e rang en terme d’investissements annoncés.

Le reportage traitait aussi des budgets de ces villes. Il en ressortait que la Ville de Granby dépensait per capita bien moins que l’ensemble des villes comparées, soit 861,35 $. Ça plaçait alors la Ville de Granby au 17e échelon des villes étudiées.

Deux tableaux présentaient toutes les données.

Il faut, bien entendu, analyser les données budgétaires et des PTI avec précaution. Cela dit, il est clair que le PTI influe directement sur le montant du budget global d’une ville. Dans le cas de Granby, puisque son budget à l’époque était peu élevé lorsque comparé aux autres villes, elle pouvait difficilement consacrer des montants importants à son PTI. D’où son avant-dernier rang en terme de dépenses par habitant.

Cette comparaison est une excellente image de la philosophie de gestion du conseil d’alors. Elle explique aussi pourquoi le conseil actuel augmente les dépenses dans son PTI. D’ailleurs, le Groupe Roche, dans un rapport sur une possible fusion entre le Canton et la Ville de Granby, soulignait que la Ville n’investissait pas assez dans son PTI pour l’entretien de ses infrastructures (à lire à la fin du reportage).

Mais tout n’est pas rose avec le présent conseil. Loin s’en faut. On attend encore de connaître son plan d’action à moyen et long termes pour rattraper le temps perdu et surtout comment il entend gérer la dette qui augmente considérablement année après année.

Grand parleur

Reportage1

Reportage 2

Tableau 1

Tableau 2

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