Contexte: vous êtes comptable et vous constatez que votre entreprise s’est fait frauder de milliers de dollars par un fournisseur. Vous avez des preuves. Immédiatement, vous en avisez le patron. Deux options s’offrent à lui: il confronte le fraudeur en demandant d’être remboursé; il appelle la police.
Ça, c’est la réaction que vous, moi et toute personne pleine de bon sens auraient devant une telle situation. Mais si vous êtes un gros bonnet dans un ministère, le ministère des Transports, par exemple, vous laissez échapper un léger soupir puis vous oubliez le tout. Et si par chance, cette information de fraude parvenait jusqu’aux oreilles du titulaire ministériel, c’est à dire le ministre, les probabilités sont bonnes qu’il ne lèverait pas le petit doigt pour donner une leçon au malfrat.
Assez étonnante cette histoire de fonctionnaire du MTQ qui n’a pas alerté la Sûreté du Québec qu’un appel d’offres a été truqué pour éliminer la concurrence. Encore plus étonnant — risible, devrait-on dire — que la ministre Julie Boulet remette le dossier à la SQ cinq ans après les faits reprochés. Ça fait control dammage pas mal.
Pensez-vous vraiment qu’un enquêteur réussira, cinq ans après les faits, à pincer les responsables? Du grand guignol!
Petite question sur laquelle cogiter ce week-end: pourquoi prononce-t-on Boulay lorsqu’on parle de la ministre Boulet? Lorsqu’on réalise le nombre de plats dans lesquels elle se met les pieds, la prononciation boulet ne lui irait-il pas mieux?























