L’ex-maire de Granby Michel Duchesneau m’a envoyé cette courte intervention à la suite de mon dernier blogue. Je la reprends ici pour inclure le reportage auquel il fait référence.
Voici son petit mot:
Monsieur, pourriez-vous me donner la date de l’article que vous avez signé quelque part en 2003, où vous aviez confondu les dépenses courantes et les investissements réalisés par la ville de Granby?
Je l’apprécierais beaucoup puisque cela m’éviterait une longue et fastidieuse recherche au Centre d’archives.
Et ma réponse avec le reportage et les deux tableaux (cliquez sur les items pour les agrandir):
Bonjour M. Ducnesneau,
Je me rappelle bien de cette «confusion», comme vous dites. C’était dans un reportage publié le 19 septembre 2005 dans les pages 4 et 5. Mais contrairement à ce que vous affirmez, je n’ai pas confondu les deux choses. Le titre, je l’avoue, pouvait porter quelque peu à confusion. Pas le reportage.
Dans le reportage en question, je comparais les programmes triennaux d’immobilisations de 17 villes de tailles semblables à Granby. Un des points saillants de cette grille comparative était que la Ville de Granby arrivait au 13e rang en terme d’investissements annoncés.
Le reportage traitait aussi des budgets de ces villes. Il en ressortait que la Ville de Granby dépensait per capita bien moins que l’ensemble des villes comparées, soit 861,35 $. Ça plaçait alors la Ville de Granby au 17e échelon des villes étudiées.
Deux tableaux présentaient toutes les données.
Il faut, bien entendu, analyser les données budgétaires et des PTI avec précaution. Cela dit, il est clair que le PTI influe directement sur le montant du budget global d’une ville. Dans le cas de Granby, puisque son budget à l’époque était peu élevé lorsque comparé aux autres villes, elle pouvait difficilement consacrer des montants importants à son PTI. D’où son avant-dernier rang en terme de dépenses par habitant.
Cette comparaison est une excellente image de la philosophie de gestion du conseil d’alors. Elle explique aussi pourquoi le conseil actuel augmente les dépenses dans son PTI. D’ailleurs, le Groupe Roche, dans un rapport sur une possible fusion entre le Canton et la Ville de Granby, soulignait que la Ville n’investissait pas assez dans son PTI pour l’entretien de ses infrastructures (à lire à la fin du reportage).
Mais tout n’est pas rose avec le présent conseil. Loin s’en faut. On attend encore de connaître son plan d’action à moyen et long termes pour rattraper le temps perdu et surtout comment il entend gérer la dette qui augmente considérablement année après année.
Grand parleur














denny_o_breham
25 janvier 2012
16h39
Wow! Quel article! J’aimerais que les journalistes écrivent des articles aussi critiques et incisifs à propos de la philosophie de l’administration Goulet qui est 10 fois pire que celles de ces prédesseurs.
Premièrement, je suis d’accord avec un point de vue dans l’article: Un bas taux de taxes signifie un PTI moins ambitieux … du moins en terme de dollars dépensés. Mais un dollar dépensé n’est pas nécessairement un dollar investi: Certains font beaucoup plus avec un dollar que d’autres. Richard Goulet a une très mauvaise note dans ce domaine.
Deuxièmement, comment peut-on affirmer que les villes qui ont un PTI plus élevé sont nécessairement plus responsables? Peut-être que ce sont elles qui font du rattrapage sur le passé? Peut-être ont-elles un maire mégalomane qui veut laisser sa marque coûte que coûte ou qui s’amuse à créer des travaux pour donner de l’ouvrage à ces «p’tits amis»?
Troisièmement, vous présentez le fait d’avoir un petit budget comme étant une chose négative. Pour moi, c’est le contraire: Quand on fait plus avec moins, c’est positif. En regardant les chiffres de vos tableaux, on s’aperçoit que, pour 2005, les villes de Châteauguay, Sorel-Tracy, Mascouche, Victoriaville et Val-d’Or font moins d’investissement dans leurs immobilisations que Granby alors que leurs budgets (par habitant) est beaucoup plus élevé (20% à 50% supérieur). Comment Châteauguay, qui investira pratiquement la même chose que Granby en 2005, peut avoir un budget de près de 50% plus élevé? Avec de tels chiffres, il faut être de mauvaise foi pour prétendre que de ne pas avoir à payer d’intérêt sur la dette n’a pas un effet positif sur les finances.
Maintenant, parlons choix de société. Je suis d’accord avec vous, on peut choisir d’augmenter le taux de taxes et investir plus dans les immobilisations. Comparons Granby avec la ville qui a le plus gros budget 2005 et celle qui a le plus gros PTI 2005: Alma et St-Jérôme. Si Granby décide d’augmenter son budget (par habitant) à leurs niveaux (en augmentant les taxes, donc sans emprunt) et qu’elle met la différence dans son PTI, elle aurait un PTI 2005 de 38 420 000 $ (avec le budget d’Alma) ou de 23 300 000 $ (avec le budget de St-Jérôme), soit respectivement la première et la troisième place dans votre palmarès pour 2005. Tout est une question de choix et on n’a pas besoin d’emprunter. Mais il faut être capable d’assumer les taux de taxes qui vont avec nos ambitions et non pas cacher les coûts à la population.
Malgré que cet exercice (tout comme le vôtre) est assez simpliste pour qu’il donne lieu à plein de suppositions, je maintiens qu’il n’y a rien – absolument rien – pour justifier l’endettement. L’argent qui est gaspillé en ce moment à Granby, c’est phénoménal. Car en plus d’avoir augmenté les taxes, on emprunte comme s’il n’y avait pas de lendemain et ça, les citoyens ont beaucoup de misère à le visualiser puisqu’ils n’ont pas la facture sous les yeux.
paul-hemiste
26 janvier 2012
07h57
Encore une dérapée verbale du blogger O’Breham contre Goulet! Il ne décroche vraiment pas!
MichelDuchesneau
27 janvier 2012
16h38
Effectivement, Monsieur Laliberté, on retrouve dans le rapport Roche une opinion concernant les investissements à Granby : Mais qu’elles sont leurs compétences en la matière? Je vous rappelle que dans le même rapport, Roche avait prévu advenant la fusion, qu’en 2010, les dépenses courantes de la Ville seraient de 46 426 716 $. La réalité est tout autre, puisque ces dépenses ont plutôt été de 77 791 882 $. Les économies d’échelle prévues par Roche qui étaient de l’ordre de 1.25 millions sur 5 ans se sont plutôt transformées à un coût supplémentaire des dépenses courantes de plus de 30 millions pour l’année 2010 seulement. Alors je vous invite à être prudent lorsque vous nous référez au rapport Roche.
Bonsoir,
Bon point. Mais à la décharge du Groupe Roche, ils n’avaient pas prévu que le futur conseil n’abaisserait pas les taux de taxation suite à la hausse des valeurs foncières, ni que le conseil augmenterait considérablement ses investissements dans ses infrastructures et équipements. Ça expliquerait en grande partie cette explosion de dépenses.
Le commentaire du Groupe Roche sur le niveau des investissements contenus dans le PTI au moment de leur analyse tient donc la route: Granby n’investissait pas assez dans ses actifs.
Grand parleur
MichelDuchesneau
1 février 2012
13h57
Bonjour,
Vous m’étonnez Monsieur Laliberté, je ne comprends pas vraiment ce que viennent faire le taux de taxation et la hausse de valeurs dans l’équation. Ce qu’il y a de sûr, c’est que Roche ne pouvait pas prévoir l’élection d’un maire gaspilleur et endetteur. Roche ne pouvait pas prévoir que la Ville fusionnée aurait besoin de 68 nouveaux employés, sans compter ceux que l’on ne peut comptabiliser parce qu’ils travaillent dans des paramunicipales.
En terminant, Roche a basé son rapport sur des budgets plutôt que sur des rapports financiers, comme d’ailleurs vous l’avez fait dans votre article du 19 septembre 2005. Normalement, en se basant sur des rapports financiers on obtient des résultats plus près de la réalité.
Bonjour,
Je reprends mon explication: Roche ne pouvait pas prévoir que le conseil n’abaisserait pas son taux de taxation résidentielle suite à la hausse de la valeur des propriétés sur son territoire. Cela a eu pour effet de gonfler les revenus de la Ville, donc de son budget. Habituellement, une ville va abaisser son taux de taxation pour tenir compte de la hausse de la valeur des propriétés. Le conseil municipal de Granby ne n’a pas fait, expliquant qu’il avait besoin de ces nouveaux revenus pour investir justement dans les infrastructures.
Est-ce que cela a été une bonne décision? Je n’en suis pas certain.
Grand parleur
MichelDuchesneau
10 février 2012
15h12
BONJOUR, J`AI TERMINÉ MES RECHERCHES.LE RESULTAT VOUS SURPRENDRA. LA BELLE-MERE
Bonsoir,
Bien hâte de vous lire.
Grand parleur